CANADA

Accusé de viol, l’ex-producteur Gilbert Rozon contre-attaque: «Je ne l’ai agressée d’aucune manière»

Accusé de viol, l’ex-producteur Gilbert Rozon contre-attaque: «Je ne l’ai agressée d’aucune manière»

Gilbert Rozon, ex-magnat déchu du groupe «Juste pour rire» et ancien juré de l’émission «La France a un incroyable talent». Photo News

L’ex-producteur québécois Gilbert Rozon, jugé pour viol depuis ce mardi à Montréal, a bouclé son témoignage ce jeudi en réaffirmant que c’est la plaignante qui lui avait «imposé» un rapport sexuel et non l’inverse comme elle l’affirme.

À la suite de sa déposition, le procès a été suspendu jusqu’au 6 novembre, date à laquelle auront lieu les plaidoiries finales.

Gilbert Rozon, ex-magnat déchu du groupe «Juste pour rire» et ancien juré de l’émission «La France a un incroyable talent», a une nouvelle fois contredit la plaignante ce jeudi matin. Selon lui, c’est bien elle qui lui aurait «imposé» un rapport sexuel dans une résidence au nord de Montréal en 1980 en venant le rejoindre dans son lit. Il a reconnu qu’il avait été «consentant».

La victime présumée, qui ne peut être identifiée pour des raisons légales, avait offert une version diamétralement opposée des faits. Elle soutient que Gilbert Rozon avait d’abord tenté de l’embrasser avant de la violer quelques heures plus tard alors qu’elle dormait seule dans une chambre.

Tous deux se connaissaient. La plaignante et l’accusé étaient respectivement âgés de 20 et 25 ans au moment des faits.

 

Écoutez, si j’avais été un agresseur, elle n’aurait sûrement pas dormi chez moi ce soir-là.

 

Gilbert Rozon, 65 ans, a offert un récit détaillé des faits lors de son contre-interrogatoire, ce jeudi. Après une soirée en discothèque, il dit être allé avec la plaignante dans une maison où ils se sont embrassés et caressés autour d’un feu, mais il assure qu’il n’est pas allé plus loin dès qu’elle lui a dit non. «Je ne l’ai agressée d’aucune manière. Quand elle a contracté les jambes, j’ai arrêté immédiatement», a-t-il raconté, disant être tout de suite allé se coucher.

«C’est faux», a-t-il répliqué lorsque le procureur lui a suggéré qu’il était allé se coucher en espérant qu’elle vienne le retrouver et que c’est finalement lui qui est allé vers elle. Il a répété qu’il s’était réveillé dans son lit alors que la plaignante s’était assise «en transe» sur lui pour lui faire l’amour.

«C’était quelque chose qui m’était imposé. J’ai accepté et j’étais parfaitement consentant», a-t-il dit. «Écoutez, si j’avais été un agresseur, elle n’aurait sûrement pas dormi chez moi ce soir-là.»

Ce mercredi, les avocats de Gilbert Rozon avaient reproché à la plaignante d’avoir changé sa version des faits au fil des années.