MOBILITÉ

Harcèlement et blessure d’un ouvrier: la Stib ouvre une enquête

Harcèlement et blessure d’un ouvrier: la Stib ouvre une enquête

«Un ouvrier technique a été blessé sérieusement à l’avant-bras jeudi dernier et il semble que c’était consécutif à des actes de harcèlement de la part d’un ou de plusieurs de ses collègues.» EdA - Julien RENSONNET

La STIB a ouvert une enquête interne pour harcèlement à la suite d’un accident qui a mené jeudi dernier à l’hospitalisation d’un ouvrier, selon une information confirmée par An Van hamme, porte-parole de la STIB.

Cette dernière précise que plusieurs personnes ont temporairement été écartées pour les besoins de l’enquête.

La victime a dû être opérée. Elle est toujours à l’hôpital. Ses jours n’ont cependant pas été en danger, selon une information publiée ce jeudi par Sudinfo.

«Un ouvrier technique a été blessé sérieusement à l’avant-bras jeudi dernier et il semble que c’était consécutif à des actes de harcèlement de la part d’un ou de plusieurs de ses collègues», détaille An Van hamme. «On a immédiatement ouvert une enquête interne pour vraiment mettre la lumière là-dessus car on prend cela très au sérieux. On veut savoir exactement ce qu’il s’est passé pour pouvoir prendre d’éventuelles sanctions adéquates».

 

On veut savoir exactement ce qu’il s’est passé pour pouvoir prendre d’éventuelles sanctions adéquates

 

L’ouvrier aurait été enfermé dans un local par des collègues qui le harcèlent depuis plusieurs années et il se serait coupé de manière importante en essayant d’en sortir. An Van hamme explique que l’enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident étant en cours, il serait prématuré pour la STIB de confirmer ou d’infirmer ces éléments.

Quelques auditions ont été réalisées et des personnes ont été écartées temporairement pour les besoins de l’enquête. Il n’est pas à ce stade question de sanctions.

La porte-parole de la STIB remarque que taire des faits de harcèlement se rapproche d’une forme de complicité: «Ne pas collaborer à l’enquête sera considéré comme une participation passive aux faits reprochés».