LIÈGE

Meurtre à Saint-Nicolas: la défense de Catherine Goemans plaide son acquittement

Meurtre à Saint-Nicolas: la défense de Catherine Goemans plaide son acquittement

Sébastien Goemans (35 ans), sa sœur Catherine Goemans (44 ans) et le dernier compagnon de celle-ci, Fabian Dervin (29 ans) sont accusés d’avoir assassiné un Liégeois. Belga

Les avocats de Catherine Goemans ont sollicité mercredi devant la cour d’assises de Liège son acquittement. Me Mallants et Me Croisier ont soutenu que leur cliente n’a pas ordonné la mort de Sébastien Boissart.

Sébastien Boissart, un Liégeois âgé de 31 ans, avait été tué la nuit du 22 au 23 décembre 2017. Sébastien Goemans (35 ans), sa sœur Catherine Goemans (44 ans) et le dernier compagnon de celle-ci, Fabian Dervin (29 ans) sont accusés de l’avoir assassiné. Catherine Goemans a été décrite comme commanditaire des faits par le ministère public.

La défense, Me Nathan Mallants et Me Adrien Croisier, conteste ce rôle qui est attribué à Catherine Goemans. Me Mallants a soutenu que cet argument avancé par le parquet est une histoire nouvelle qui permet de placer chaque accusé dans une case bien spécifique. Selon l’avocat, ce mode de participation punissable reproché à Catherine Goemans doit être écarté. «Son comportement n’est pas pénalement répréhensible», a affirmé l’avocat.

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Me Croisier a lui indiqué que Catherine Goemans n’a jamais ordonné la mort de Sébastien Boissart. «Je ne me lève pas pour dire que c’est une oie blanche, que c’est une mère parfaite, que c’est une dame qui n’a jamais menti ou qu’elle est sympathique. Elle reconnaît qu’elle est une mauvaise mère. L’enquête de moralité a coloré les débats. Mais il n’est pas démontré que Catherine Goemans est coupable d’avoir commandité la mort de Sébastien Boissart. On a donné l’envie de démontrer qu’elle en était capable mais il n’y a rien, dans le dossier, qui démontre la certitude qu’elle est coupable de ce qu’on lui reproche», a plaidé l’avocat.

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La défense estime qu’il n’existe qu’un élément contre Catherine Goemans. C’est un SMS, rédigé durant la nuit, dans lequel elle qualifie la victime de «grosse merde». Mais ses messages et ses conversations téléphoniques ultérieurs avec les deux autres accusés ne démontrent pas qu’elle était un commanditaire qui venait de donner ses ordres.

Selon Me Croisier, les informations à charge de Catherine Goemans sont livrées par Fabian Dervin. «Dervin fait sa déclaration quand il se sent rejeté par Catherine Goemans. C’est un homme bafoué, humilié et abandonné. Mais il a montré aussi sa grande capacité à mentir, au point d’inventer deux personnages fictifs», a relevé l’avocat.

Sur base du doute qui subsiste sur la version retenue contre Catherine Goemans, ses avocats ont sollicité qu’elle soit acquittée. «Evitez une erreur judiciaire», a lancé l’avocat aux jurés.