Facebook interdit les contenus négationnistes

- AFP

Facebook interdit les contenus négationnistes sur sa plateforme. Le géant des réseaux sociaux se dit en effet préoccupé par la montée de l’antisémitisme.

«Lorsque les utilisateurs feront une recherche au sujet de l’Holocauste sur Facebook, ils seront redirigés vers des sources contenant des informations fiables», a déclaré lundi le patron de Facebook, Mark Zuckerberg.

Par ailleurs, Facebook Benelux souligne que dans les pays où la négation de l’Holocauste est illégale, comme la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la France, ce contenu n’était pas non plus autorisé et, jusqu’à présent, il a été retiré sur la base de la législation locale. «En outre, les messages qui applaudissent, défendent ou tentent de justifier l’Holocauste ont toujours été supprimés. Il en va de même pour tout contenu se moquant des victimes de l’Holocauste, accusant les victimes de mentir, incitant à la haine ou prônant la violence contre le peuple juif de quelque manière que ce soit», selon Facebook Benelux.

Dans sa démarche, M. Zuckerberg a exprimé sa volonté d’arriver à un équilibre entre la liberté d’expression et la lutte contre les contenus haineux.

«Il n’est pas facile de tracer une ligne claire entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, mais dans l’état actuel du monde, je crois que nous atteignons un bon équilibre», a déclaré M. Zuckerberg.

La semaine dernière, Facebook a déclaré qu’il supprimait tout groupe ou page qui s’identifiait ouvertement à QAnon, une mouvance regroupant les promoteurs d’une théorie du complot d’extrême droite. Cette décision s’applique également à Instagram.

Le géant des réseaux sociaux a également annoncé des restrictions sur la désinformation intentionnelle à propos du coronavirus.

La plateforme a été mise sous pression afin de mieux modérer les contenus diffusés, dans un contexte où des groupes comme QAnon ont pu gagner du terrain grâce aux réseaux sociaux.