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VIDÉOS | Les Los Angeles Lakers sacrés pour la 17e fois, James MVP

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Grâce à une victoire 106-93 (mi-temps: 64-36) contre Miami dans le match 6 des ‘Finals’NBA, les Los Angeles Lakers ont remporté leur 17e titre de champion et égalé Boston, dimanche dans la bulle du championnat nord-américain de basket à Orlando. LeBron James, en triple double avec 28 points, 14 rebonds et 10 passes, aura été le grand monsieur de la série et méritoirement élu MVP de ces finales.

Les Lakers ont dominé outrageusement l’entièreté du match. Profitant de l’adresse toute relative des Floridiens, ils ont viré en tête (28-20) dans le sillage de leur redoutable duo LeBron James (25 points) – Anthony Davis (19 pts). Le premier quart-temps a aussi vu le retour de Goran Dragic. Le meneur slovène, blessé au pied, n’avait plus joué depuis le match 1.

Loin du visage affiché depuis le début des playoffs, le Heat a connu un trou d’air sans précédent dans cette série. En manque d’inspiration offensive, Miami n’a inscrit que 16 points dans le 2e quart-temps alors que les Lakers ont aligné les paniers avec aisance, notamment grâce à Kentavious Caldwell-Pope (17 pts) et Rajon Rondo (19 pts), faisant passer l’écart à +28 au moment de regagner les vestiaires.

Les Californiens ont ensuite confortablement géré leur avance, toujours grâce à James et Rondo, redoutables d’adresse. C’est avec un matelas de 29 points (87-58) que les Lakers ont entamé le dernier quart-temps.

Cette finale, la première de l’histoire entre deux franchises n’ayant pas participé aux playoffs la saison précédente, n’a pas connu d’invraisemblable retournement de situation dans les dernières minutes. Les Californiens, performants des deux côtés du terrain, se sont dirigés tout droit vers leur 17e sacre.

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Meilleur marqueur de l’histoire des playoffs, LeBron James a mené les Lakers vers le titre pour sa 10e finale en 16 saisons dans la grande ligue. Le ‘King’, qui aura 36 ans en décembre, a décroché une quatrième bague après celles acquises avec Miami (2012, 2013) et Cleveland (2016). Il a d’ailleurs chaque fois été élu meilleur joueur de ces finales remportées. Il est désormais seul derrière Michael Jordan, sextuple MVP des ‘Finals’(1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998) avec Chicago.

Les Lakers, pour leur 32e finale NBA de leur histoire, la première en 10 ans, vont donc accrocher une 17e bannière de champion au plafond du Staples Center. En 2010, c’est d’ailleurs le regretté Kobe Bryant, joueur iconique de la franchise californienne tragiquement décédé dans un accident d’hélicoptère le 26 janvier, qui avait permis aux siens de réaliser le «back to back» après avoir déjà triomphé en 2009.

Les LA Lakers et les Boston Celtics sont désormais à égalité avec 17 sacres, loin devant Golden State et Chicago, 6 titres chacun.

Suspendue après le test positif au coronavirus du Français Rudy Gobert le 11 mars, la NBA a trouvé refuge dans le complexe Walt Disney à Orlando afin de ponctuer une saison 2020 sans précédent.

À la reprise, le 30 juillet, les Lakers ont continué leur domination au sein de la Conférence Ouest. Pour arriver en finale, ils ont successivement écarté, sur le score de 4-1, Portland et le MVP de la bulle Damian Lillard, Houston et le meilleur marqueur de la saison James Harden et enfin Denver, arrivé fatigué après deux succès in extremis 4-3.

Pourtant cinquième à l’Est à l’issue de la saison régulière, Miami a lui fait étalage d’une incroyable force collective durant les playoffs. Portés par un excellent Jimmy Butler, les Floridiens ont balayé Indiana (4-0) avant d’infliger une correction à Milwaukee et son MVP Giannis Antetokounmpo (4-1) et de prendre le dessus sur Boston (4-2) en finale de conférence.

Malheureusement pour les troupes d’Erik Spoelstra, les blessures de Goran Dragic et Bam Adebayo, qui ont respectivement manqué quatre et deux matches, auront pesé lourd dans la balance.

Miami a loupé l’occasion d’enregistrer un quatrième sacre après ceux acquis en 2006, 2012 et 2013. Les deux derniers étaient d’ailleurs apposés du sceau de LeBron James.

James «est le plus grand joueur que l’univers ait jamais vu»

LeBron James «est le plus grand joueur que l’univers ait jamais vu», a affirmé dimanche son entraîneur Frank Vogel, au sortir du 17e titre de champion NBA remporté par les Lakers aux dépens de Miami.

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«J’ai toujours cru en LeBron. Si vous pensez savoir certaines choses, alors vous ne savez pas. Quand on le côtoie tous les jours, on réalise vraiment quel est son état d’esprit, on voit les ajustements qu’il fait, la façon dont il dirige le groupe», a déclaré Vogel, admiratif.

«Encore une fois, vous pensez savoir, mais vous ne savez pas. Ce fut juste une grande expérience de le coacher et de le voir mener ce groupe qui n’était pas en play-offs l’an passé. La liste de joueurs a été constituée, presque du jour au lendemain, et prendre ce groupe et le conduire vers la terre promise, comme on dit… Il a été formidable toute la saison, je n’aurai jamais assez de mots pour lui», a-t-il ajouté.

James, désigné MVP de la finale, son 4e titre personnel, a été le leader prépondérant des Lakers, bien secondé par Anthony Davis, arrivé à l’été 2019 pour l’épauler dans cette conquête.

«Quand j’ai été nommé au poste d’entraîneur, Davis n’était pas encore là. Nous n’avions pas toute l’équipe. Mais je savais une chose, c’est qu’il ne peut pas y avoir d’incertitude avec LeBron James», a insisté Vogel.

«Mais en termes de mental, de dureté, LeBron n’est pas seul. Anthony Davis était destiné à être un champion, et l’attelage des deux ensembles nous a menés là où nous sommes», a-t-il estimé.

«Me dire finalement que j’ai encore quelque chose à prouver m’a motivé»

Il y a trois ans, vous aviez dit n’avoir plus rien à prouver. Est-ce que cela a changé entre-temps?

Lebron James: «Avoir quelque chose à prouver me donne l’énergie. Cela m’a motivé cette dernière année et demie, après ma blessure (à l’aine). Cela m’a motivé, parce que quoique j’aie fait dans ma carrière jusqu’à présent, il y a toujours des grommellements, des doutes sur ma place dans l’histoire de ce sport. Et a-t-il fait ceci, a-t-il fait cela?. Donc avoir ça à l’esprit, me dire finalement que j’ai encore quelque chose à prouver m’a motivé».

Ce titre a-t-il une saveur particulière?

LJ «Ils sont tous spéciaux. Ils ont tous eu leurs obstacles, sur et en dehors du parquet. Mais l’un n’est pas moins beau que l’autre, car quand on est capable de se mettre dans cette position pour pouvoir gagner un championnat, la première chose à laquelle on pense c’est tout le travail effectué au cours de la saison. Tout ce qu’on a sacrifié. Cela a toujours été ce qui a été le plus gratifiant pour moi, en plus de voir mes coéquipiers heureux comme ils le sont. Ça vaut d’ailleurs pour le basket mais aussi pour tous les métiers: travailler, construire quelque chose et voir les résultats. Je pense que nous vivons tous pour ces moments-là.»

Ce moment, justement, vous le vivez dans une bulle, où tout ne fut pas facile…

LJ: «On ne serait pas humain si on n’avouait pas avoir ressenti des hauts et des bas dans la bulle. Parfois, je me demandais + Devrais-je être ici? Cela vaut-il la peine de sacrifier ma vie de famille? + Je n’ai jamais été loin d’elle aussi longtemps. Je n’ai pas vécu l’entrée en maternelle de ma fille, j’ai manqué le 16e anniversaire de mon fils… Mais il faut rendre un grand hommage au regretté Steve Jobs, car sans lui, sans sa vision, ces appels sur FaceTime (en vidéo disponibles via les appareils Apple, NDLR) n’auraient pas été possibles! Après, peu importe où vous remportez un titre, que ce soit dans un bulle, à Miami, à Golden State… Cela n’a pas d’importance. Quand vous arrivez à cette performance, c’est l’une des plus fortes émotions pour un joueur de basket.»

Vous avez d’abord gagné avec Miami (2012, 2013), puis avec Cleveland (2016), votre club de cœur. Que représente ce titre avec les Lakers?

LJ: «C’est une franchise historique et en avoir fait partie est quelque chose que je pourrai raconter à mes enfants et mes petits-enfants, ils pourront dire que leur «pawpaw» a joué pour les Los Angeles Lakers. C’est comme jouer pour les New York Yankees ou les Boston Red Sox (au baseball) et gagner, ou jouer pour les New England Patriots et gagner un Super Bowl. Donc, pouvoir être champion avec une franchise historique est quelque chose, dont vous pouvez toujours vous rappeler, même si votre esprit vacille.»

On vous a vu prendre dans vos bras Jeanie Buss (la propriétaire des Lakers, NDLR), lors de la remise du trophée. Peut-on savoir ce que vous vous êtes dit?

LJ: «Je ne vais pas vous mentir. C’était un moment spécial, je savais à quel point cela l’était pour elle. Mes mots étaient justes ceux-là: je suis fier d’être un Laker».

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