MONDE

Joe Biden refuse de reporter le 3e débat présidentiel à fin octobre

Joe Biden refuse de reporter le 3e  débat présidentiel à fin octobre

Donald Trump et Joe Biden. AFP

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Joe Biden a refusé jeudi de reporter au 29 octobre le troisième grand débat avant l’élection, comme proposé par l’équipe de campagne de Donald Trump.

«Trump a choisi aujourd’hui de se retirer du débat du 15 octobre. Son comportement erratique ne l’autorise pas à réécrire le calendrier et de choisir de nouvelles dates», a déclaré Kate Bedingfield, porte-parole de Joe Biden, dans un communiqué.

Elle a ajouté que l’ancien vice-président de Barack Obama était d’accord de postposer le deuxième débat, prévu le 15 octobre, au 22 octobre, puisque la date avait déjà été arrêtée. «Donald Trump peut se présenter, ou décliner à nouveau. C’est son choix», a-t-elle conclu.

De son côté, Donald Trump, testé positif au coronavirus, exige deux débats face à face avec son rival démocrate Joe Biden, les 22 et 29 octobre, soit pour le dernier à cinq jours de l’élection. L’actuel locataire de la Maison Blanche refuse de débattre virtuellement.

Trois débats entre Joe Biden et Donald Trump sont en principe prévus avant l’élection du 3 novembre. Le premier a déjà eu lieu le 29 septembre.

Nouvelle campagne de manipulation pro-Trump démantelée sur Facebook

Facebook a démantelé une campagne pro-Trump de manipulation des électeurs américains, orchestrée par un cabinet de marketing, Rally Forge, désormais banni de la plateforme, à 26 jours d’une présidentielle sous haute tension.

L’opération consistait principalement à poster des commentaires sur différents sujets – notamment pour critiquer Joe Biden, le candidat démocrate, et faire l’apologie de Donald Trump – afin de «donner l’impression d’un large soutien pour leurs opinions», explique un communiqué du groupe californien mis en ligne jeudi.

«Les opérations trompeuses comme celles-ci représentent des défis particulièrement complexes car elles brouillent les lignes entre débat public et manipulation», souligne Facebook.

Le réseau social a établi un lien entre ces commentaires et Rally Forge, «bien que les personnes de cette opération aient tenté de dissimuler leurs identités et la coordination entre eux». Or, cette société de marketing américaine travaille pour Turning Point USA, une organisation pro-Trump.

En théorie indépendante de la campagne pour le milliardaire républicain, elle s’est rendue en 2019 sur les campus des «swing states», ces États susceptibles de virer de bord d’une élection à l’autre, pour faire valoir les idées conservatrices.

La campagne de Rally Forge, d’abord détectée par le quotidien américain Washington Post, consistait en 200 comptes et 55 pages sur Facebook, ainsi que 76 comptes Instagram, tous retirés par le géant des réseaux sociaux. Quelque 373.000 personnes étaient abonnés à au moins l’une de ces pages et environ 22.000 comptes Instagram suivaient au moins l’un des comptes impliqués sur la plateforme de photos.

«Beaucoup des comptes avaient recours à des photos de profil génériques et se faisaient passer pour des individus de droite habitant un peu partout aux États-Unis», détaille Facebook.

L’opération lancée en 2018, puis dormante, a été réactivée en juin, avec des «identités légèrement voilées» de personnes qui utilisaient leur propre nom, à peine modifié. «Nous estimons que ce changement de tactique est dû au fait que la majorité des faux comptes de ce réseau ont été repérés par notre système de détection automatique», selon la plateforme.

Facebook multiplie depuis des mois les démantèlements de campagnes domestiques et étrangères pour ne pas répéter le traumatisme de 2016, quand son réseau avait été utilisé pour des opérations massives de manipulation des électeurs, lors des scrutins présidentiel aux États-Unis et sur le Brexit au Royaume-Uni.