EMPLOI

Wibra Belgique déclaré en faillite: 439 emplois menacés

Au bord du dépôt de bilan, Wibra Belgique est officiellement déclaré en faillite. 439 personnes risquent de perdre leur emploi.

Après la décision du tribunal de l’entreprise de Termonde de ne pas accepter le plan de reprise de la chaîne de magasins en difficultés Wibra jeudi matin, cette dernière a décidé de déposer le bilan. La faillite signifie que 439 employés perdent leur emploi, a indiqué jeudi le syndicat Setca par communiqué.

Le tribunal de l’entreprise a déjà prononcé la faillite jeudi après-midi, a confirmé l’entreprise.

Le syndicat socialiste des employés déplore «la perte massive d’emplois et impute une grande part de responsabilité aux différents administrateurs. Ils n’ont pas investi dans les magasins et le personnel et n’ont pas prévu de réserve pour les périodes difficiles. Ce sont eux qui ont causé cette situation.»

La décision judiciaire de jeudi matin mettait fin à la demande de réorganisation judiciaire demandée par Wibra Belgique fin juillet. L’entreprise, qui connaît de fortes pertes, voulait reprendre avec 36 magasins sur 81, le siège social de Tamise et 183 travailleurs sur les 439 travailleurs actuels.

La direction espère toutefois toujours réaliser ses plans de redémarrage. «Notre intention reste inchangée, même après la déclaration de faillite», a déclaré un porte-parole. «Ça a été plus vite que nous le pensions ce matin.» Toutefois, l’intention demeure de sauver certaines activités. Selon le porte-parole, l’objectif est également de recruter le personnel existant.

Mais le plan reste imprécis pour le moment, rétorque le syndicat, «étant donné que les contrats de bail des filiales viennent à présent eux aussi à expiration».

Le personnel, dont 40% travaillent depuis plus de 30 ans chez Wibra, toujours selon le Setca, va à présent devoir introduire une créance. «Ils peuvent compter sur une intervention de 25.000 euros brut au maximum. Un montant qui n’a plus été adapté depuis 2009 et qui est en outre payé par la communauté par le biais du Fonds de fermeture d’entreprises (FFE).»

Les trois juges consulaires chargés de l’affaire Wibra jusqu’ici ont été nommés curateurs.