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Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée

Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée

Ce week-end 40 musées bruxellois allient leurs forces pour faire une place aux artistes en leurs murs et ainsi mettre fin à la morosité. Illustration Cuistax pour Come Back

40 musées de Bruxelles allient l’art et la manière ce week-end pour «oublier la morosité». Outre ce come-back muséal, on prend un bain de vapeur, on fête le crépuscule et on se soigne.

 

+ ET AUSSI | N’oubliez pas la nouvelle galerie « Planète Vivante » du Museum des Sciences Naturelles et ses 850 spécimens exposés. Filez aussi au MIMA avec vos kets pour voir d’autres animaux, ceux de l’expo Zoo, beaucoup plus pop et irrévérencieux. Enfin, Saint-Gilles et ses 220 créateurs ouvrent leurs portes pour le 2e week-end du parcours d’artistes

+ CHAQUE VENDREDI | Certaines sorties n’ont pas de date de péremption: retrouvez notre sélection pour vos week-ends bruxellois dans notre agenda hebdomadaire

 

Puissance 40

Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée
Cuistax/ Brussels Museums
«Éclipser la morosité»: c’est le pari de «Come Back», l’événement qui se déroule tout ce week-end dans 40 musées bruxellois. Vous pouvez compter sur Brussels Museums pour vous concocter un programme azimuté mêlant expos, événements et création artistique live. Car l’idée est aussi «d’offrir une petite bulle d’air au secteur culturel» qui n’a pas encore pu reprendre «comme avant». En vrac, sont prévus: une séance d’aérobic sauvage au Musée de la BD, de l’impression solaire à l’ISELP, une collab entre DJ et VJ pour animer les bestioles du MIMA, un parcours dans l’histoire des chansons belges de la Brabançonne à Sandra Kim au BELvue, dégustation de bières en fermentation spontanée au Coudenbergh ou une plongée sonore onirique aux Sciences Naturelles. Des visites guidées (sur les thèmes LGBTQI +, décolonisation, féminisme ou matrimoniale) sont aussi prévues. Attention: vu la situation sanitaire, les réservations sont obligatoires.

+ «Come Back», 70 événements dans 40 musées de Bruxelles, jusqu’au 4 octobre 2020. Programme complet et réservation obligatoire en ligne. Tarif unique par activité: 8€/ 4€

À toute vapeur

Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée
Centre d’Art Fantastique
Le Centre d’Art Fantastique, institution qui fait frissonner les Bruxellois depuis des décennies, revient cet automne avec une nouvelle édition de son Festival Pinksteren Steampunk. Il s’agit d’un «événement pluridisciplinaire international». Pour rappel, le steampunk se veut un courant littéraire issu de la fantasy. Il postule que l’humanité n’a jamais dépassé le stade de l’ère industrielle où charbon et vapeur régnaient en maître. Ce week-end à Saint-Gilles, vous entendrez donc cliqueter les engrenages et siffler les machines à vapeur. Au menu: marché d’artistes, expos, spectacles, projections et animations. Train miniature, bataille de thé (comme dans Alice) et authentique tram à vapeur sont prévus.

+ «Festival Pinksteren Steampunk», du 2 au 4 octobre 2020 au Centre d’Art Fantastique, 18 rue de la Glacière à 1060 Saint-Gilles. Gratuit mais réservations obligatoires vu le virus

Le jour et la nuit

Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée
Artonov
Le 6e Festival Artonov se tient ce week-end sur le thème de «ce que le jour doit à la nuit». Le concept reste inchangé: des lieux Art Nouveau et Art Déco, mais aussi contemporains, ouvrent leurs portes aux jeunes artistes émergents pour des concerts, spectacles, expos, performances, qui seront d’autant plus intimistes cet automne. Vous y passerez du Musée de la Banque Nationale à un ancien club échangiste via la COOP à Anderlecht, les anciennes casernes d’Ixelles, la Bibliothèques Solvay ou l’ancienne imprimerie qui abrite le label PIAS. Au total, 8 lieux du plus officiel au plus insolite, du plus prestigieux au plus discret.

+ «Artonov», jusqu’au 11 octobre dans plusieurs lieux de Bruxelles. Programmation et réservation (obligatoire) en ligne

Antidote au covid

Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée
Céline Cuvelier/ Art Cares Covid
«L’art pour soigner le Covid»? C’est en tout cas un des antidotes imaginés par le Musée Royal des Beaux-Arts. «Art Cares Covid» présente ainsi le travail d’une quarantaine d’artistes plasticiens, «tous basés en Belgique» mais de «différentes générations». Ils sont rassemblés sur une plateforme virtuelle qui se matérialise jusqu’au 24 janvier dans une expo «en vrai». «Le secteur des arts plastiques a été durement touché par la crise du Covid-19», plaide l’institution, qui pointe «fermeture des galeries et absence d’expositions». L’initiative consiste aussi en une mise en vente pour collecter des dons pour l’ASBL À Travers les Arts!, qui soutient des projets culturels pour les personnes âgées. Ça aussi, c’est salvateur.

En passant aux Beaux-Arts, n’oubliez pas de jeter un œil à la nouvelle expo «Be Modern» qui ressort les Klee, Matisse, Picasso, Duchamp, Bacon, Dotremont, Vasarely, Calder, Broodthaers, Christo ou Tuymans, ni l’installation toute fraiche de l’Américain Bill Viola, à la frontière entre photo et vidéo.

+ «Art Cares Covid», jusqu’au 24 janvier 2021 aux Musées Royaux des Beaux-Arts

Prolétaires afro-américains

Ce week-end, Bruxelles retourne enfin au musée
Kevin Jerome Everson
La Cinematek ouvre ce week-end sa rétrospective consacrée au cinéaste américain Kevin Jerome Everson, «portraitiste incontournable et inlassable de la classe ouvrière afro-américaine, filmée dans son quotidien de labeur et de loisir et à contre-pied de toute convention narrative et de tout cliché de représentation des Afro-Américains à l’écran». Voilà un «statement» bien de notre époque et qui s’inscrit, ça va sans dire, dans le climat généré par les manifs Black Lives Matter partout dans le monde. Filmant les prolétaires afro-américains à l’écart du réalisme, Everson préfère les chorégraphier. Il fonde sa recherche formaliste dans les régions du Midwest et du Sud, de quoi créer une œuvre de 170 formes brèves et d’une dizaine de longs-métrages. Bureaux de vote, usines, lacs, terrains de sport… font partie de ses décors. Mais ce sont les corps qui le guident dans sa recherche formelle. Comme si Zola s’était fait chorégraphe.

+ «Focus Kevin Jerome Emerson», jusqu’au 8 novembre à la Cinematek, programme complet en ligne


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