EUROPE

Alexander De Croo plonge sans attendre dans le bain européen

Alexander De Croo plonge sans attendre dans le bain européen

Photo News

Alexander De Croo est arrivé ce jeudi après-midi peu avant 15h00 au bâtiment Europa, dans le quartier européen, à peine quelques heures après avoir prêté serment chez le Roi.

Le tout frais Premier ministre belge participe dès le premier jour de son mandat à son premier sommet des 27 chefs d’État et de gouvernement de l’UE, sous la houlette de Charles Michel, le président du Conseil européen.

Ce dernier, coreligionnaire libéral et lui-même ex-Premier ministre belge, a applaudi l’accès d’Alexander De Croo au 16, rue de la Loi. «C’est un ami, nous avons très bien travaillé ensemble au niveau belge ces dernières années», a indiqué M. Michel à son arrivée au sommet.

Alexander De Croo lui-même s’est brièvement adressé à la presse, se disant «très heureux d’être là, de rencontrer les collègues pour la première fois et d’annoncer que la Belgique a enfin un nouveau gouvernement». Via Twitter, il avait répondu à un message de félicitations de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen en lui assurant que la Belgique sera «un partenaire fort» pour construire une «Europe qui fonctionne pour tous».

La Turquie au cœur des débats

Le sommet européen qui débute ce jeudi après-midi et se terminera vendredi sera en grande partie consacré au regain de tension avec la Turquie. L’Europe a déjà condamné à de multiples reprises les activités de forage turques en Méditerranée orientale, qu’elle juge illégales. Ankara mène des expéditions maritimes exploratoires, y compris dans les zones économiques exclusives de deux pays de l’Union, la Grèce et Chypre, à la recherche de gisements d’hydrocarbures rémunérateurs. Mais la Turquie n’a pas fait grand cas des précédents ultimatums et annonces de sanctions de l’Union.

«Nous savons tous que c’est une discussion très complexe», a brièvement commenté Alexander De Croo. Mais «ce qui est non négociable» aux yeux de la Belgique dans ce conflit, «ce sont les principes du droit international», a-t-il rappelé.

Chypre pousse ces dernières semaines pour de nouvelles sanctions visant Ankara. Pour forcer l’avancée du dossier turc, l’île bloque jusqu’ici l’adoption de sanctions dans le dossier biélorusse, autre point à l’agenda du sommet.

Il y aura aussi un débat sur les relations entre l’UE et la Chine. «Nous pensons qu’il est crucial que les engagements déjà pris soient respectés», a dit Alexander De Croo, qui espère des «avancées concrètes».

Les 27 aborderont aussi la nécessité de renforcer le marché unique, la politique industrielle de l’Union et la transformation numérique. Le conflit au Nagorny-Karabakh s’invitera par la force des choses dans les discussions, comme l’a entre autres souligné à son arrivée le président français Emmanuel Macron, auteur le même jour d’un communiqué commun avec les présidents russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump appelant à cesser immédiatement les hostilités.