LIÈGE

Tué avec un pied-de-biche à Saint-Nicolas: les assassins présumés se rejettent la responsabilité des faits

Tué avec un pied-de-biche à Saint-Nicolas: les assassins présumés se rejettent la responsabilité des faits

Alors que les accusés se rejettent la responsabilité des faits, les avocats de la défense ont sollicité la plus grande attention des jurés lorsqu’ils devront se prononcer sur les différentes versions des accusés. BELGA

La cour d’assises de Liège a entamé jeudi matin l’examen du dossier de Sébastien Goemans, Fabian Dervin et Catherine Goemans, tous trois accusés d’avoir assassiné Sébastien Boissart. Alors que les accusés se rejettent la responsabilité des faits, les avocats de la défense ont sollicité la plus grande attention des jurés lorsqu’ils devront se prononcer sur les différentes versions des accusés.

Sébastien Boissart, un toxicomane liégeois âgé de 31 ans, avait été tué la nuit du 22 au 23 décembre 2017. Son corps avait été découvert sur un terrain vague de Saint-Nicolas (Liège). Il présentait de très nombreuses traces de coups occasionnés à l’aide d’un pied de biche. Son corps avait été incendié après avoir été arrosé avec de l’essence.

Sébastien Goemans (35 ans), sa sœur Catherine Goemans (44 ans) et le dernier compagnon de celle-ci, Fabian Dervin (29 ans) sont accusés de l’avoir assassiné. Mais ces trois accusés présentent des versions très différentes et se rejettent la responsabilité des faits.

Après la lecture de l’acte d’accusation par le substitut Fabienne Bernard, les avocats de la défense ont brièvement présenté leur ligne de défense. Les avocats de Sébastien Goemans, Me Molders-Pierre et Me Töller, sollicitent des jurés qu’ils exercent leur fonction sans jugement préalable. «Il ne faut pas le juger sur base de l’apparence physique», a indiqué Me Molders-Pierre.

Les avocats de Fabian Dervin, Me Duquesne et Me Martin, affirment que leur client ne souhaite pas passer à travers les mailles du filet. «Il était présent sur les lieux et il a assisté à la mise à mort de Sébastien Boissart. Il n’a pas voulu la mort de la victime mais il était présent. Il est donc coupable par le fait d’avoir été présent mais il faut déterminer la qualification pénale exacte. Il faudra juger de sa sincérité et de sa crédibilité», a annoncé Me Duquesne.

La défense de Catherine Goemans, Me Croisier et Me Mallants, a souligné qu’elle avait d’abord été entendue comme témoin durant l’enquête avant d’être inculpée. Elle a effectué 8 mois de détention préventive mais elle a été libérée depuis lors et elle comparaît libre lors du procès. «Elle n’était pas sur les lieux et son intervention n’était pas visible. Elle n’a ni ordonné, ni suggéré, ni souhaité la mort de Sébastien Boissart», a énoncé Me Croisier.

Les interrogatoires des accusés débuteront à 13h30.