LIÈGE

Sarah Schlitz (Écolo), une jeune députée liégeoise, devient secrétaire d’État à l’Egalité des chances et des genres ainsi qu’à la diversité

Sarah Schlitz (Écolo), une jeune députée liégeoise, devient secrétaire d’État à l’Egalité des chances et des genres ainsi qu’à la diversité

La Liégeoise Sarah Schlitz (33 ans) a été choisie par les Verts pour devenir secrétaire d’État à l’Egalité des chances et des genres ainsi qu’à la diversité, au sein du nouveau gouvernement fédéral. © ÉdA – Jacques Duchateau

Présentée par Écolo comme étant une «militante cycliste et féministe», «révoltée par les injustices», la Liégeoise Sarah Schlitz (33 ans) a été choisie par les Verts pour devenir secrétaire d’État à l’Egalité des chances et des genres ainsi qu’à la diversité, au sein du nouveau gouvernement fédéral.

«Qui c’est Sarah Schlitz?! C’est ma pote de manif, c’est ma pote de combat, c’était une députée extra ce matin, ça sera une secrétaire d’État en or demain!» Sur son profil Facebook, à l’image du post de Simon Moutquin, les messages de soutien affluent.

Présentée par Écolo ce mercredi soir, Sarah Schlitz a été choisie par les Verts pour devenir secrétaire d’État à l’Egalité des chances et des genres ainsi qu’à la diversité, au sein du nouveau gouvernement fédéral, placé entre les mains du libéral Alexander De Croo.

 

Députée fédérale depuis 2018, les inégalités me révoltent.

 

Le nom de cette Liégeoise de 33 ans n’est pas inconnu de ceux qui suivent la politique, mais il s’agit tout de même d’un visage relativement nouveau sur la scène fédérale. Elle incarne sans aucun doute un renouveau qui plait à la nouvelle génération.

Députée fédérale depuis l’automne 2018 en remplacement de Muriel Gerkens, «les inégalités me révoltent. Il est injuste que certain-e-s gagnent moins que le seuil de pauvreté», avait-elle déclaré en mai 2019.

 

La petite-fille de l’ancien mayeur socialiste de la Ville de Liège, Henri Schlitz

 

Sarah Schlitz est accessoirement la petite-fille de l’ancien mayeur socialiste de la Ville de Liège, Henri Schlitz. Issue d’une famille d’obédience socialiste, elle s’est pour sa part orientée vers l’écologie politique, elle qui est définie comme une «fervente militante, de l’écologie, des droits des femmes, du vélo, du changement».

La jeune femme était suppléante sur la liste Écolo de Liège pour la Chambre, aux élections de 2014. Conseillère communale liégeoise au même moment, elle finit par devenir députée fédérale en octobre 2018, à la suite de la démission de Muriel Gerkens. Elle est présentée par Écolo comme étant une «militante cycliste et féministe», «révoltée par les injustices».

Détentrice d’un Master en sciences politiques de l’ULiège et d’un Master complémentaire en urbanisme et aménagement du territoire dans la même université, elle a travaillé chez Inter-Environnement Wallonie, ce qui l’a amenée à co-présider la «Coalition Climat» belge. Mobilisée précédemment pour la COP21, elle avait déjà l’expérience du contact avec les médias avant de se tourner pleinement vers la politique.

Aux dernières élections, après quelques mois à la Chambre seulement, Sarah Schlitz était choisie pour tirer la liste Écolo à la Chambre en province de Liège, aux côtés notamment de Samuel Cogolati.

 

Une assemblée citoyenne pour le climat au niveau fédéral?

 

Récemment, elle a entre autres fait entendre sa voix au parlement sur la question du vote de la proposition de loi dépénalisant l’avortement et assouplissant ses conditions.

Avec Kristof Calvo, elle souhaite lancer une assemblée citoyenne pour le climat au niveau fédéral.

«Sur le modèle de la Convention citoyenne pour le climat en France, une assemblée citoyenne permettrait l’implication sur le temps long de personnes représentatives de la population belge», déclare-t-elle. «Grâce à l’éclairage d’expert.e.s ils et elles pourront proposer des mesures pertinentes et adaptées à notre contexte pour un véritable changement politique contre les dérèglements climatiques et pour la transition écologique. Dans ce cadre, le niveau fédéral est précisément un bon niveau car le climat n’a pas de frontières. Cela permettrait de réduire la fracture entre politiques et citoyen.nes et de renforcer le dialogue entre les habitant.e.s issus des différentes communautés du pays.» Une résolution complète qu’elle a déposée à la Chambre.