TRAIL

Maxime Monfort 2e sur le Calestrail

Maxime Monfort 2e  sur le Calestrail

Les coureurs n’ont pas caché un plaisir retrouvé. Adrien Bissot

L’école libre de Hotton a reprogramméun Calestrail d’abord prévu en juin. Bien vu: une 3e édition record et sold out.

Les courses à pied sont encore rares, trop rares. Celles qui se sont déroulées dans notre province depuis l’apparition du virus se comptent sur les doigts d’une main à peine. Logique donc que l’on se rue sur les dossards lorsqu’une épreuve est maintenue. Et encore plus lorsqu’elle a déjà fait ses preuves, comme le Calestrail, qui en était samedi à sa 3e édition. «Il y avait 600 places pour les trois trails, 31, 21 et 11 km, toutes ont trouvé preneur lors des préinscripitons, on a dû refuser du monde», précise Antoine Demelenne, organisateur de ce Calestrail, avec l’établissement où il enseigne, l’école libre de Hotton.

Au final, 531 coureurs – dont une soixantaine sur l’Hottomnale, un jogging de 5 km – étaient au départ. «La tempête de la nuit a découragé du monde, poursuit Antoine Demelenne. Mais c’est déjà très bien. Le record était de 250 en 2019.»

Tous ces affamés de courses se sont régalés sur les traces concoctées par Grégory Albert. Avec une traversée de l’Ourthe pour finir. Et il y avait du monde, mais aussi du très beau monde à Hotton. Notamment sur un 31 km remporté haut la main par Guillaume Deneffe, l’une des principales pointures du Royaume, devant un certain Maxime Monfort. Le directeur sportif de la Lotto-Soudal a bouclé la distance, avec 800 m de dénivelé positif, en 2 h 15, soit à du 13,7 km/h de moyenne. Et lundi, Maxime Monfort s’offrait un petit décrassage de 32 km, avant de mettre le cap sur le Giro.

Par ailleurs, outre les initiatives écoresponsables qui font aussi sa marque de fabrique, le Calestrail n’avait rien laissé au hasard par les temps qui courent, avec des départs par vague de cent, un ravitaillement d’arrivée emballé pour chacun, l’imposition du port du masque avant et après la course dans une commune où celui-ci est encore obligatoire partout, etc. «Les gens ont été hyper respectueux», se félicite un Antoine Demelenne presque étonné.

Gageons que le parfait déroulement du Calestrail, comme les autres courses avant lui, aura un effet bénéfique pour les prochaines.