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Trump refuse de condamner les suprémacistes blancs et appelle les «Proud Boys» à «se tenir prêts»

Trump refuse de condamner les suprémacistes blancs et appelle les «Proud Boys» à «se tenir prêts»

Le président Donald Trump a appelé ce groupuscule néo-fasciste à «se tenir prêt». AFP

Donald Trump a refusé de condamner clairement les suprémacistes blancs, lors du premier débat télévisé contre son adversaire Joe Biden pour l’élection présidentielle, s’attirant de vives critiques dans le camp démocrate.

Évitant de répondre directement au modérateur du débat Chris Wallace, qui l’invitait à condamner sans détour les suprémacistes blancs, le président américain a offert une réponse sibylline: il a évoqué les «Proud Boys», un groupuscule nationaliste prônant la supériorité de la race blanche, les appelant à «reculer et à se tenir prêts».

Les «Proud Boys» (fiers garçons) se définissent comme une organisation fraternelle pro-occidentale réservée aux hommes, rappelle le New York Times. Récemment, ils ont été liés à plusieurs débordements de violence lors de manifestations.

«Mais je vais vous dire, on doit faire quelque chose au sujet des antifas», a enchaîné Donald Trump dans la foulée en parlant des groupuscules d’extrême gauche, en assurant qu’aux États-Unis les violences émanaient bien davantage de l’extrême gauche que de l’extrême droite.

La fierté des «Proud Boys»

Des membres des «Proud Boys», une organisation extrémiste fondée à New-York en 2016, n’ont pas tardé à reprendre à leur compte les propos de Trump pour les accoler à leur logo jaune et noir, diffusant ensuite l’image sur leurs réseaux internes.

«Voilà. l’Amérique de Donald Trump», a dénoncé le candidat démocrate Joe Biden, partageant un tweet d’un journaliste du New York Times sur le sujet.

«On a demandé au président Trump de condamner le suprémacisme blanc. Il a refusé […] le président Trump est une honte nationale, et les Américains ne le toléreront pas», a réagi le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

«Donald Trump doit aux Américains une explication ou des excuses. Maintenant», a commenté Jonathan Greenblatt, le président de l’Anti-Defamation League (ADL), une organisation de lutte contre l’antisémitisme.