POLITIQUE

Formation fédérale: accord en phase de relecture, les négociations continuent sur le casting

Formation fédérale: accord en phase de relecture, les négociations continuent sur le casting

Les deux coformateurs, Paul Magnette et Alexander De Croo, iront probablement faire un rapport final au roi ce mercredi. BELGA

Les négociateurs des sept partis de la coalition Vivaldi ont discuté toute la nuit et sont parvenus à un accord sur le fond. Il reste des négociations notamment sur le poste de Premier ministre.

Les négociateurs de la Vivaldi sont parvenus à un projet d’accord de gouvernement fédéral. Les techniciens -les «sherpas» – en finalisent la relecture, a-t-on appris ce mercredi matin.

Les présidents des sept partis ont entamé la discussion sur le casting de la future équipe. Ils doivent notamment s’accorder sur le nom du futur Premier ministre qui devrait être l’un des deux formateurs, Paul Magnette (PS) ou Alexander De Croo (Open Vld).

Les discussions qui ont duré toute la nuit devaient essentiellement porter sur des questions budgétaires. Les représentants du PS, du sp.a, du MR, de l’Open Vld, d’Ecolo, de Groen et du CD&V étaient réunis au Palais d’Egmont depuis 9h du matin mardi.

Si l’accord de gouvernement est bouclé sur le contenu, les sept partis de la Vivaldi doivent encore répartir les compétences. Sept ministres néerlandophones et sept francophones devraient entourer le nouveau Premier ministre. A ces quinze personnalités pourraient encore s’ajouter l’un ou l’autre secrétaire d’Etat.

«Ça se passe bien», s’est contenté de dire ce mercredi matin le négociateur MR David Clarinval.

 

 

Des bilatérales sont en cours entre les formateurs et chaque parti. Selon toute vraisemblance, chaque famille politique devrait obtenir des portefeuilles proches de leur centre d’intérêt. On évoque par exemple un vaste portefeuille social pour les socialistes, un portefeuille régalien pour les libéraux ou encore les écologistes à l’énergie et l’environnement.

Pour rappel, lundi soir, le roi a reçu en audience Paul Magnette et Alexander De Croo et les a chargés de lui faire un rapport final « dans les plus brefs délais ».

Jeudi, une déclaration gouvernementale est inscrite à l’ordre du jour de la Chambre. Avant cela, l’accord doit être finalisé et les partis doivent ensuite tenir leur congrès de participation mercredi soir. Le président du MR Georges-Louis Bouchez a confirmé sur Twitter la tenue de celui des libéraux francophones à 19h00 au Heysel à Bruxelles.

Les prestations de serment devraient avoir lieu jeudi matin avant la déclaration gouvernementale attendue devant les députés à 14h15.

 

 

Le nouveau gouvernement mobilisera 3,3 milliards pour des politiques nouvelles

 

De ce pré-accord intervenu la nuit passée, on apprend notamment que le nouveau gouvernement fédéral compte mobiliser durant la prochaine législature 3,3 milliards d’euros pour des politiques nouvelles. Ce montant inclut 2,3 milliards pour des mesures sociales et 1 milliard pour la sécurité, la justice et la Défense. Il est en outre question d’1 milliard d’euros pour de nouveaux investissements pour l’informatisation des pouvoirs publics, notamment dans la justice et la sécurité, et pour les chemins de fer.

Répartis sur tous les budgets, un peu plus de 2 milliards d’euros sont prévus pour relever la pension minimale pour une carrière complète à 1.500 euros par mois d’ici la fin de la législature.

Dans le secteur de la santé, la norme de croissance de 2,5% est maintenue, permettant d’alléger la facture des patients. En outre, 1,2 milliard d’euros sera notamment consacré aux investissements dans les soins de santé mentale. Ces montants serviront à améliorer les conditions de travail et les rémunérations et mettre en place des soins supplémentaires. Quelque 4.500 emplois supplémentaires sont annoncés.

L’accord prévoit également l’application de procédures rapides pour des délits tels que les émeutes, les vols à l’étalage, la criminalité de rue, etc. L’ambition est également d’appliquer toutes les sanctions prononcées et d’aller vers le recrutement de 1.600 agents supplémentaires par an, en mettant l’accent sur les agents de quartier.