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Écoles et crèches fermées: bientôt un «congé de quarantaine» pour les parents

Écoles et crèches fermées: bientôt un «congé de quarantaine» pour les parents

Certains parents ne peuvent pas assumer en même temps la garde de leurs enfants et la vie professionnelle: un «congé dequarantaine» sera en principe voté le 8 octobre, avec effet rétroactif à partir du 1er octobre. shocky - stock.adobe.com

Les parents dont l’école ou la crèche des enfants a fermé pour cause de coronavirus devraient avoir droit à un chômage temporaire à partir du 1er octobre. La N-VA a exigé un vote en deuxième lecture de la proposition de loi.

Les parents se retrouvant démunis pour la garde de leurs enfants, lorsque l’école, la crèche ou le centre d’accueil doit fermer pour cause de coronavirus, devraient bientôt disposer d’une solution. La commission de l’Emploi de la Chambre a en effet approuvé en première lecture une proposition de loi, initialement déposée par Ludivine Dedonder (PS), désormais cosignée par le sp.a, Ecolo-Groen, le MR, le VLD et le CD&V.

Le texte octroie le droit de disposer d’un chômage temporaire aux parents d’enfants mineurs se retrouvant dans une telle situation, moyennant la présentation à l’employeur d’une attestation de fermeture de l’école ou de la crèche.

En urgence

Ce «congé de quarantaine» pourra être pris du jour au lendemain, à temps plein si nécessaire, et sera rémunéré (par l’ONEM) à hauteur de 70% du salaire auxquels s’ajoutent 5,63 euros par jour. Ce droit concerne les salariés, mais pas les travailleurs indépendants, qui disposent déjà d’un droit similaire dans le cadre du droit passerelle.

Après avoir abordé le sujet la semaine dernière en commission, les députés fédéraux étaient convenus de se réunir en groupe de travail vendredi pour proposer un texte à soumettre au vote, en commission, ce lundi. Il s’agit de proposer une solution aux parents concernés, alors que le système du congé parental corona (à prendre à 1/5 ou 1/2 temps) arrive à échéance ce 30 septembre.

La N-VA demande une deuxième lecture

Un consensus a été trouvé entre la majorité des partis, à l’exception du Vlaams Belang et de la N-VA. Cette dernière a d’ailleurs demandé un vote en deuxième lecture de la proposition de loi. Celui-ci devrait avoir lieu le mardi 6 octobre, avant un vote définitif du texte en séance plénière, le jeudi 8 octobre.

Pour le coup, la «N-VA fait de l’opposition sur le dos des parents et de la pandémie», regrette Catherine Fonck (cdH), qui défend le texte. De son côté, Ludivine Dedonder (PS) ne voit «absolument pas pourquoi demander ce vote en deuxième lecture, si ce n’est que la N-VA espère que le gouvernement n’aura pas vu le jour d’ici là», les partis de la Vivaldi soutenant le principe de ce congé de quarantaine.

Le «congé de quarantaine» sera accessible avec effet rétroactif dès le 1er octobre et jusqu’au 31 décembre, avec une possibilité de prorogation en fonction de la situation sanitaire du moment.