CYCLISME

Julian Alaphilippe sacré champion du monde, l’argent pour Wout van Aert

Le Français Julian Alaphilippe a remporté le championnat du monde de cyclisme, ce dimanche sur les routes d’Imola, en Italie.

Auteur d’une attaque décisive dans la dernière ascension, Alaphilippe s’est isolé à l’avant avant de s’imposer en solitaire dans les rues d’Imola.

Grâce à cette victoire, la France décroche son premier maillot arc-en-ciel depuis 23 ans.

Malgré une course rondement menée par l’équipe belge, Wout van Aert n’a pu suivre l’attaque d’Alaphilippe. Le natif d’Herentals en a terminé à la deuxième place en réglant au sprint le groupe de poursuivants. Le Suisse Marc Hirschi a, lui, terminé troisième.

Déjà deuxième dans le chrono vendredi, le Belge échoue à nouveau de peu à décrocher le titre mondial.

Le film de la course

Ce sont 177 coureurs qui ont pris le départ de la course dès 09h45 sur le tracé italien, riche de neuf tours autour du circuit automobile d’Imola et des collines de Romagne. Le Danois Mads Pedersen, champion du monde 2019 à Harrogate au terme d’une course dantesque, n’était lui pas présent.

La course s’est animée à près de 69 kilomètres de la ligne, moment où le peloton a repris l’Allemand Jonas Koch et le Norvégien Torstein Træen, derniers rescapés de l’échappée matinale.

C’est l’équipe de France, pour son leader Julian Alaphilippe, qui a lancé les hostilités en imprimant un rythme très élevé après un début de journée couru à un rythme plutôt modéré.

Assumant ses ambitions de sacre pour Wout van Aert, la Belgique a ensuite longtemps fait la course en tête. Dans l’avant-dernière ascension de la Cima Gallisterna, Tadej Pogacar a placé une franche attaque, obligeant Tiesj Benoot, Tim Wellens et Loïc Vliegen à s’employer. Le Slovène, récent vainqueur du Tour et pourtant victime d’une crevaison quelques kilomètres plus tôt, a roulé près de 20 kilomètres en tête avant de voir le groupe des favoris revenir sur lui.

La Belgique, très présente avec Greg Van Avermaet et Tiesj Benoot pour leur leader Wout van Aert, a brillamment contrôlé la course. Le champion olympique a d’ailleurs imprimé un rythme très élevé dans la dernière difficulté de la journée pour empêcher les attaques jusqu’à ce que le Suisse Marc Hirschi ne tente sa chance.

Le vainqueur d’étape sur le Tour a permis à un petit groupe de s’isoler en tête, dont Van Aert et Julian Alaphilippe. A quelques hectomètres du sommet, le Français a placé une attaque tranchante dont lui seul à le secret. Alaphilippe, un des meilleurs descendeurs du peloton, a ensuite creusé un écart significatif.

Derrière, le Polonais Michal Kwiatkowski, champion du monde 2014, le Danois Jakob Fuglsang, le Slovène Primoz Roglic, Marc Hirschi et Wout van Aert ne parvenaient pas à revenir, la faute à une entente perfectible au moment de prendre les relais.

Alaphilippe est entré sur le circuit d’Imola avec une avance de 13 secondes. Le Français, déjà vainqueur entre autres de Milan-Sanremo (2019), de la Clasica San Sebastian (2018), des Strade Bianche (2019) et de cinq étapes sur le Tour de France, a ajouté la principale ligne à son palmarès déjà imposant. Le Français de 28 ans a passé la ligne visiblement très ému, lui qui a perdu son père il y a quelques mois.

C’est le premier sacre mondial pour la France depuis 1997 et celui de Laurent Brochard à Saint-Sébastien. Côté belge, on attend toujours le sucesseur de Philippe Gilbert, vainqueur en 2012 à Valkenburg.

Le Polonais Michal Kwiatkowski, peu actif dans le groupe des poursuivants, a pris la 4e place devant Fuglsang et Roglic.

Le classement final

1. Julian Alaphilippe (FRA), les 258,2 km en 6 h 38:34.

2. Wout van Aert (BEL) à 24.

3. Marc Hirschi (SUI) 24.

4. Michal Kwiatkowski (POL) 24.

5. Jakob Fuglsang (DEN) 24.

6. Primoz Roglic (SLO) 24.

7. Michael Matthews (AUS) 53.

8. Alejandro Valverde (ESP) 53.

9. Maximilian Schachmann (GER) 53.

10. Damiano Caruso (ITA) 53.