BELGIQUE

De 4.500 à 5.000 voitures au Heisel pour la manifestation du Vlaams Belang

Le Vlaams Belang organisait dimanche au Heisel une action de protestation contre la mise sur pied d’une majorité fédérale Vivaldi.

Le parti d’extrême droite affirme que plus de 5.000 voitures ont fait le déplacement, ce qui équivaudrait à 10.000 personnes. Selon la police, il y aurait eu jusqu’à 4.500 véhicules, avec en moyenne trois à quatre passagers. «C’est un succès incroyable», a commenté le président du parti, Tom Van Grieken.

Les participants au «Tour de protestation à Bruxelles – Pas mon gouvernement!» sont venus dimanche matin de divers endroits en Flandre pour rejoindre le parking C à Grimbergen, près de Bruxelles, pour une manifestation statique qui avait été autorisée par cette commune flamande de la périphérie.

De 4.500 à 5.000 voitures au Heisel pour la manifestation du Vlaams Belang
«C’est un succès incroyable», a commenté le président du parti, Tom Van Grieken. Photo News
«Nous voulons envoyer le signal assourdissant à l’élite politique que la Flandre ne tolère pas une politique de gauche et anti-flamande», pouvait-on lire sur les réseaux sociaux.

Les autoroutes vers Bruxelles ont été encombrées de véhicules ornés de drapeaux au lion flamand se rendant au Heysel. Des embouteillages se sont créés sur le ring.

Les organisateurs de l’événement avaient appelé les protestataires à se rendre à Bruxelles en voiture en raison de la crise sanitaire du coronavirus. Arrivés sur place, de nombreux participants sont sortis de leur véhicule. La grande majorité d’entre eux portaient un masque buccal mais la distanciation sociale était loin d’être respectée.

Le Vlaams Belang estime que 5.000 voitures, soit quelque 10.0000 personnes, se sont mobilisées. Le parking du Heysel a été rempli. Selon la police de la route, il y aurait eu jusqu’à 4.500 véhicules, transportant en moyenne trois à quatre passagers.

Le Vlaams Belang qualifie la Vivaldi, composée des socialistes, des écologistes, des libéraux et du CD&V, d’ «anti-démocratique et anti-flamande».

«Le 26 mai 2019, le Flamand a envoyé un signal clair, la gestion doit être plus flamande et plus à droite. Or, à présent, c’est le contraire qui se passe et c’est inacceptable», a déclaré M. Van Grieken. «J’espère que le Vlaams Belang et la N-VA uniront leurs forces dans l’opposition. J’appelle Bart De Wever à enterrer la hache de guerre.»

Le député VB Dries Van Langenhove a promis que son parti lutterait «contre la particratie violette-verte» (nom donné à la Vivaldi par le VB et la N-VA, qui oblitèrent ainsi le CD&V, NDLR) sur tous les fronts: au parlement, sur les réseaux sociaux et dans la rue. Barbara Pas, cheffe de groupe du parti d’extrême droite à la Chambre, a, elle, dirigé ses attaques contre le CD&V et l’Open Vld.