CORONAVIRUS

Coronavirus: les médecins spécialistes s’inquiètent de la «banalisation des mesures»

Coronavirus: les médecins spécialistes s’inquiètent de la «banalisation des mesures»

«Très rapidement nous pourrions arriver à une saturation des capacités d’hospitalisation.» Photo News

«La banalisation des mesures anti-coronavirus génère un faux sentiment de sécurité. Leur assouplissement invite au relâchement», déplore vendredi le Groupement des Unions professionnelles belges des médecins spécialistes (GBS), qui met en garde contre une éventuelle «saturation des capacités d’hospitalisation».

«D’une part, nous constatons une augmentation des hospitalisations et du nombre de patients en soins intensifs. D’autre part nous constatons une lassitude du personnel soignant, qui a droit à des vacances, aux récupérations des heures supplémentaires et qui se voit parfois contraint de trouver une solution pour les quarantaines et celles de leurs enfants écartés des écoles», déplore le GBS, alors que les nouvelles infections au coronavirus, suivies des hospitalisations continuent d’augmenter en Belgique.

«Très rapidement nous pourrions arriver à une saturation des capacités d’hospitalisation. La fatigue du personnel, les écartements pour quarantaine et les absences pour s’occuper des enfants pourraient bloquer le fonctionnement normal de l’hôpital», avertit le GBS.

Les inquiétudes des médecins spécialistes s’ajoutent à celles déjà exprimées ces derniers jours par l’association belge des syndicats médicaux (ABSyM) aux yeux de laquelle les adaptations annoncées par le CNS font preuve de «trop d’assouplissement».

À partir du 1er octobre, le port du masque ne sera plus obligatoire à l’extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie. La durée de la quarantaine passe de 14 à sept jours dans la plupart des cas et la bulle sociale de cinq personnes s’élargit désormais pour être une liberté individuelle, et non plus un choix qui vaut pour tout le foyer. Le CNS a aussi décidé d’introduire un système de baromètre national qui permettra de mesurer la gravité de la situation sanitaire, afin de permettre des mesures spécifiques.