VERVIERS

Thierry Tiquet condamné à 20 ans de prison pour l’assassinat d’Anny Ku

En appel, sa peine a été réduite de 24 à 20 ans, pour avoir assassiné Anny Ku, en 2006, dans les bois de Pepinster.

Thierry Tiquet, un habitant d’Ensival âgé de 54 ans, a été condamné ce vendredi par la cour d’appel de Liège à une peine de 20 ans de prison pour l’assassinat d’Anny Ku, une Verviétoise de 40 ans (NDLR: connue pour avoir tenu des restaurants italiens et avoir été cuistot dans d’autres établissements), en 2016. La cour n’a pas décidé l’internement du prévenu, en dépit d’un rapport d’experts qui avaient estimé qu’il était affecté d’un trouble au moment des faits.

Les faits avaient été commis le 29 septembre 2016 et le corps de la victime avait été découvert dans les bois de Pepinster. Le promeneur qui avait signalé sa «découverte» était le prévenu, immédiatement suspecté et qui avait prétendu par la suite avoir assisté au suicide de la victime.

Sa version n’avait pas résisté à l’analyse des médecins légistes, notamment au sujet de lésions occasionnées par coups de couteau. Thierry Tiquet était suspecté d’avoir commis ces faits pour faire disparaître la victime et récupérer une ancienne autre compagne, plus jeune de 33 ans que lui.

Après la condamnation en première instance en juin 2018 par le tribunal correctionnel de Verviers, de nouveaux experts psychiatres avaient été désignés et avaient mis en évidence un syndrome frontal existant déjà au moment des faits. Ils avaient estimé que Thierry Tiquet était affecté d’un trouble à l’époque mais qu’il ne présente actuellement plus de dangerosité.

La cour a néanmoins confirmé la culpabilité de Thierry Tiquet et l’a condamné à 20 ans de prison (NDLR: contre 24 ans lors du premier procès, au tribunal correctionnel de Verviers).

Ses avocats, Me Simonis et Me Reynders, envisagent un pourvoi en cassation. «La cour ne décide pas l’internement en dépit du rapport collégial qui avait objectivé une altération de ses capacités mentales dont il était difficile d’apprécier l’intensité. Nous allons introduire un pourvoi en cassation car notre client n’est pas capable de saisir la portée de la décision», a indiqué Me Simonis.