EUROPA LEAGUE

Charleroi et le Standard se qualifient pour les barrages après prolongations

Charleroi et le Standard se qualifient pour les barrages après prolongations

Les joueurs de Charleroi célébrant leur victoire face au Partizan Belgrade BELGA

Charleroi et le Standard se qualifient tous les deux pour les barrages de l’Europa League après avoir arraché la victoire face à leur adversaire respectif lors de prolongations.

Charleroi vient à bout du Partizan Belgrade en prolongations (2-1) et rejoint les barrages où il affrontera Lech Poznan

Le Sporting de Charleroi a battu le Partizan Belgrade, jeudi soir, au troisième tour qualificatif de l’Europa League (2-1). Les Zèbres, qui ont émergé au cours de la seconde prolongation, affronteront les Polonais du Lech Poznan aux barrages, dernière étape avant les poules de la C3.

Les hommes de Karim Belhocine, qui avait choisi de commencer avec le même 11 que celui victorieux du Beerschot en championnat, ont bien débuté la rencontre, disputée sous les averses et sans public, en étant très présents dans les duels.

Fall a hérité de la première demi-occasion (6e minute) mais il lui a manqué un cheveu pour ajuster sa tête dans le petit rectangle de Stojkovic. Les Serbes ont répondu dans la foulée par un tir de loin, largement à côté de la cage de Nicolas Penneteau.

Un Fall bien en jambes a ensuite forcé le premier coup de coin de la rencontre. Donné à ras de sol par Morioka, il s’est soldé par le premier but européen du Sporting: Dorian Dessoleil a trompé Stojkovic du pied droit à la suite d’un premier tir contré (1-0, 10e).

Le Partizan a ensuite mis le nez à la fenêtre, par l’entremise du japonais Asano. Le virevoltant ailier de poche a forcé un corner à la 19e, après un contrôle orienté, mais l’action s’est soldée par une reprise de la tête hors-cadre d’Uros Vitas, passé en son temps par Malines et la Gantoise.

Les Serbes ont pris davantage le jeu à leur compte lors des 10 dernières minutes du premier acte, forçant Nicolas Penneteau à rester vigilant sur une sortie (43e) dans les pieds de l’attaquant de pointe Sadiq Umr.

Le Partizan a entamé la deuxième mi-temps avec des intentions plus offensives, le coach Aleksandar Stanojevic remplaçant le jeune ailier Stevanovic par Soumah. Un choix payant. Le Guinéen a en effet égalisé dès la 53e sur un centre au cordeau d’Asano (1-1).

Les Zèbres ont tenté de repartir de l’avant avec deux tirs successifs de Gholizadeh et Nicholson, mais sans danger pour le portier adverse.

De l’autre côté, Soumah, dans tous les bons coups, a forcé Penneteau à s’employer en deux temps sur une frappe de loin (66e) avant de s’infiltrer dans le rectangle mais de dévisser sa frappe (74e).

Busi a eu l’occasion de redonner l’avantage à Charleroi après un relais sur le flanc droit (78e) mais son centre-tir est passé à côté du but serbe.

Les équipes se donnaient coup pour coup. Le Partizan s’est à nouveau montré plus menaçant mais c’est Dessoleil qui a failli faire mouche d’une tête croisée, à la 86e. Le petite minute d’arrêt de jeu n’a vu aucune équipe faire la différence.

La première prolongation, toujours sous les averses, a démarré en trombes. Servi par Busi, Gholizadeh a vu son tir contré avant d’être jauni (94e). Nouveau tir contré de Nicholson à la 102e et corner mais la tête de Nicholson est mal ajustée.

Mais que dire de la seconde prolongation? Un beau mouvement des Carolos sur le flanc gauche, entre Fall et Kayembe, a contraint d’Ostojic, rentré au jeu, à commettre la faute à l’entrée du rectangle. Double peine pour le joueur serbe et son équipe: carte jaune et goal, via un bijou de coup franc de l’Iranien Kaveh Rezaei, qui a trompé Stojkovic via le poteau (107e).

Les Serbes, émoussés physiquement, ont encore fait plier les Zèbres, notamment sur corners et sur un coup franc à l’entrée du rectangle, mais ceux-ci n’ont pas rompu.

Le Sporting de Charleroi enchaîne donc une septième victoire d’affilée toutes compétitions confondues et défiera Lech Poznan aux barrages de l’Europa League, facile vainqueur d’Apollon Limassol (0-5).

Karim Belhocine: «Content mais nous ne sommes qu’à la mi-temps de nos matches européens»

«Je suis content d’être qualifié. Ca a été une grosse débauche d’énergie. Mais mon sentiment est que l’on est à la mi-temps de nos deux matches européens.»

Les Carolos affronteront en effet jeudi prochain les Polonais de Lech Poznan aux barrages, dernier écueil avant de pouvoir accéder à la phase de poules de l’Europa League.

A cet égard, «il faudra bien récupérer», selon l’entraîneur des Zèbres, dont l’équipe va enchaîner quatre rencontres en deux semaines et peut-être davantage, en cas de qualification.

Le Sporting de Charleroi a émergé ce jeudi soir contre un adversaire rompu aux joutes européennes, contrairement au club belge. «Je peux féliciter mes joueurs. Ils ont un peu moins d’expérience mais on est quand même passé. On a pu compenser ce déficit d’expérience grâce à nos qualités», a poursuivi Karim Belhocine.

L’entraîneur et son équipe ont-ils conscience d’écrire l’histoire du Sporting de Charleroi, qui avait échoué il y a cinq ans au troisième tour préliminaire de l’Europa League? «Je ne sais pas si on a conscience de cela… Je pense qu’on écrira l’histoire du Sporting si on gagne la semaine prochaine. Si vous étiez dans le vestiaire, si vous pouviez être là tous les jours avec mes joueurs, vous comprendriez que ces garçons le méritent.»

Le Standard se joue de Vojvodina après prolongations (2-1) et se qualifie pour les barrages où il défiera Fehérvár

Le Standard s’est qualifié pour les barrages de l’Europa League en battant le FK Vojvodina 2-1 après prolongations jeudi à Sclessin. Felipe Avenatti (47e, 1-0) et Selim Amallah (91e, 2-1) ont permis au club liégeois d’affronter Fehervar, qui a éliminé Reims aux tirs au but (0-0, tab 4-1) pour une place dans la phase de groupes. Les Serbes ont égalisé par Petar Bojic (75e, 1-1)

Pour garder les grands gabarits de Vojvodina le plus loin possible de sa surface, Philippe Montanier a opté pour une ligne médiane à cinq avec Merveille Bokadi en retrait. Il fallait aussi avoir envie du ballon et les Rouches n’en manquaient pas à limage de Nicolas Raskin, qui s’est fait descendre par un défenseur serbe (3e). Coup sur coup, Mehdi Carcela a cadré le premier tir de la rencontre bloqué par un Goran Vuklis vigilant et Zinho Vanheusden a tenté sa chance de loin sans inquiéter le gardien adverse (5e). Vojvodina subissait mais cela ne l’a pas empêché d’avoir une belle opportunité lorsque le ballon a atterri inopinément dans les pieds de Simian Sinicanin. Le défenseur axial, qui montait régulièrement sur les phases arrêtées comme son compère Slavko Bralic, a été surpris et Arnaud Bodart s’est jeté pour mettre fin à l’épisode (14e).

Par la suite, le Standard est resté dans la zone adverse, ce qui a permis à Vanheusden de se transformer en attaquant. Le capitaine rouche a notamment expédié deux missiles mais ils sont passés loin de Vuklis, qui n’a vraiment eu qu’un seul tir à capter sur les neuf essais rouches.

A la reprise, le gardien n’a pas eu droit au chapitre sur un penalty botté par Avenatti pour une faute de Bojic sur Nicolas Gavory (47e, 1-0). Sous l’impulsion de Carcela, qui avait été à la base de l’action amenant le but, les Rouches ont fait preuve de vivacité comme si le plus important avait été fait. Mais ils n’ont pas mieux cadré leur envois et Vojvodina les a calmés en commettant de nombreuses fautes. Les Serbes ont alors pris l’ascendant et Miljan Vukadinovic a lancé une première alerte avec un tir passant à côté du but. Par contre, Bojic a profité d’une approximation de la défense rouche pour battre Bodart (75e, 1-1).

Le Standard n’avait manifestement pas envie d’aller aux prolongations et a pris des risques qu’il aurait payés cash sans une détente de Bodart sur une tentative de Bojic (86e).

Néanmoins, les prolongations ne pouvaient pas mieux commencer pour le Standard: lancé par Raskin, Amallah a foncé vers le but (91e, 2-1). L’international marocain a alors retrouvé ses meilleures jambes et a essayé de rendre la pareille à Raskin dont le tir a été bloqué (96e). Les Rouches ont poursuivi leur forcing et Bodart n’a vu atterrir qu’un seul ballon facile à capter dans sa surface (99e).

Si le seconde prolongation semblait se dérouler sur le même schéma que la première, Bodart a sorti des poings un ballon, qui a jailli de la mêlée (118e).