POLITIQUE

Formation fédérale: le PTB proteste contre la «poursuite de la coalition suédoise»

Formation fédérale: le PTB proteste contre la «poursuite de la coalition suédoise»

Raoul Hedebouw Photo News

Le PTB a protesté jeudi midi à Bruxelles contre ce que le parti marxiste qualifie de «poursuite de la coalition suédoise», estimant que le programme de la majorité fédérale Vivaldi en négociations n’apportera pas d’inflexion dans la politique menée, notamment en ce qui concerne l’âge de départ à la retraite.

Une centaine de membres du parti venus de tout le pays se sont rassemblés au Mont des Arts porteurs du message «Basta! Les gens d’abord, pas la lutte des places».

«La colère contre la classe politique est grande», a expliqué le chef de groupe PTB à la Chambre, Raoul Hedebouw.

«Ce sont les partis traditionnels eux-mêmes qui provoquent cette colère populaire, jour après jour. La pauvreté augmente, la classe des travailleurs est en difficulté, les personnes travaillant dans le secteur des soins réclament plus de moyens humains et financiers, le secteur culturel, les indépendants et les PME ont besoin de soutien d’urgence… Mais les partis de la Vivaldi (PS-sp. a, Ecolo-Groen, MR-Open Vld et CD & V) ne s’occupent que d’eux-mêmes, de se distribuer les postes», a-t-il ajouté.

Le PTB dénonce le fait que les partis traditionnels aient renié leurs promesses électorales. «L’abaissement de l’âge de la retraite de 67 à 65 ans a été l’un des principaux points de la campagne électorale. Mais les partis de la Vivaldi ne tiennent pas compte des besoins de la population. Tant de gens ont craqué, tant de jeunes cherchent un emploi, mais nous devons continuer à travailler jusqu’à l’âge de 67 ans? «, a lancé le porte-parole du parti de gauche radicale.

Le PTB déplore aussi que le futur gouvernement Vivaldi ait renoncé à demander une contribution aux plus riches. «La première chose que ces partis ont décidée: il n’y aura pas d’impôt sur la fortune», a dit M. Hedebouw.

Selon lui, le parti est prêt à mener une opposition de gauche. «Contre le futur gouvernement Vivaldi et contre le bloc nationaliste haineux du Vlaams Belang et de la N-VA, nous défendons une opposition sociale et combattive, avec des propositions positives de gauche», a-t-il encore assuré.