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Un pédophile pecquois écope de 8 ans de prison ferme

Un pédophile pecquois écope de 8 ans de prison ferme

Tribunal correctionnel Tournai ÉdA

Un informaticien pecquois a été condamné par le tribunal correctionnel de Tournai à une peine de 8 ans d’emprisonnement, et d’une peine complémentaire d’une mise à disposition du tribunal d’application des peines (TAP) pour une durée de 10 ans. Il a été reconnu coupable de faits de viol et attentats à la pudeur à l’encontre de six jeunes filles.

En avril dernier, l’arrestation d’un Pecquois avait suscité l’émoi dans le village. Inculpé de viol sur mineur et d’attentat à la pudeur, Pierre Dochy, commerçant en informatique, était bien connu et actif dans les milieux associatifs comme au Patro de Pecq ou au sein du comité des fêtes de l’école libre Saint-Martin.

Il était poursuivi pour des faits de mœurs à l’encontre de six jeunes filles de moins de 14 ans. Les faits reprochés sont particulièrement abjects, et n’avaient été que brièvement évoqués lors de l’audience par respect des parents des fillettes. Une prévention de viol, par pénétration digitale, lui était, entre autres, reprochée à l’égard de la plus jeune de ses victimes à peine âgée de 10 ans. Le prévenu avait également reconnu avoir pris des photos de deux des fillettes, dans des positions sexuelles et en ayant dessiné sur les parties intimes de l’une d’elle, des rails, un train ou des papillons! Lors de l’enquête, les policiers avaient retrouvé des traces de quelque 52 000 photos pédopornographiques consultées, dont certaines en 2003-2004.

À la barre du tribunal correctionnel en août dernier, le Pecquois apportait peu de réponses pour expliquer ses actes, ne s’en rappelant pas, les minimisant ou les contestant! Son avocat parlait de «pathologie», «d’une attirance sexuelle qu’on ne choisit pas et qu’on subit», «d’une affectation qui se transforme en désir sexuel»…

Avec 10 ans de mise à disposition du TAP

Alors qu’une peine de minimum 7 ans de prison avait été requise par le procureur du roi, le président du tribunal correctionnel a prononcé une lourde peine de 8 ans de prison ferme. Il a également prononcé une peine supplémentaire d’une mise à disposition du tribunal d’application d’une durée de 10 ans.

Le tribunal a mis en exergue la ruse dont «le prédateur» a fait preuve pour abuser sexuellement de plusieurs gamines.