ARLON

Lux Fashion Week: Découvrez Bastien Sébillot, Julie Alexandre, Anne Deprez et Myriam Simon

Le défilé des créateurs de la Lux Fashion Week sera visible vendredi sur notre site.

Le Covid-19 n’a pas eu la peau de la Lux Fashion Week.

L’Avenir Luxembourg, la Ville d’Arlon et la Province relèvent le défi de soutenir les stylistes créateurs luxembourgeois malgré des circonstances sanitaires compliquées.

Le défilé et sa semaine d’activités mis sur pied depuis quelques années à l’initiative de notre journal ont rapidement pris une place de choix dans l’agenda des soirées de gala. Remettre le couvert de la même façon cette année pour un défilé devant quelque 1500 personnes était illusoire. Pas question cependant pour les organisateurs de laisser tomber les stylistes de la province.

Un événement essentiellement virtuel rassemblera les fans de mode le vendredi 25 septembre prochain à 20 h sur notre site lavenir.net et notre page Facebook.

Découvrez la présentation des quatre premiers créateurs de la semaine: Bastien Sebillot, Julie Alexandre, Anne Deprez et Myriam Simon.

Bastien Sebillot: Une renommée grandissante

Lux Fashion Week: Découvrez Bastien Sébillot, Julie Alexandre, Anne Deprez et Myriam Simon
Bastien Sebillot Catwalkpictures – Étienne Tordoir
30 ans, Virton

Bastien Sebillot, originaire de Virton, est un autodidacte. Après avoir tenté une école de mode à 19 ans à Bruxelles, il quitte tout pour devenir acteur. « Je ne suis resté qu’un mois. J’avais horreur du rythme scolaire et des règles imposées par l’école », explique le styliste. À Paris, il suit les célèbres cours Florent, mais la mode le rattrape.

Il coud lui-même ses costumes de scène. «J’étais de moins en moins à l’aise sur scène et de plus en plus en coulisse. Je préférais coudre », raconte-t-il.

Après deux ans de théâtre, il se tourne définitivement vers sa voie: la mode.

Il trouve des stages sur Paris dans des maisons de couture. Comme chez Jackie Tadeoni où Bastien Sebillot fera de la confection pour comédies musicales. Mais c’est chez François Tamarin, le célèbre artiste corsetier, qu’il se révèle. «C’est là que j’ai vraiment appris l’art de la couture et la rigueur», explique Bastien Sebillot.

Après ces quelques mois de stage, il rentre en Belgique et s’installe comme styliste.

Trouver sa voie

À 25 ans, Bastien Sebillot sort sa première gamme de prêt-à-porter. Les réseaux sociaux le propulsent au-devant de la scène. «Cela a été assez vite», s’étonne le styliste, qui a fondé la Maison Bastien Sebillot.

En quelques années seulement, le Gaumais se fait connaître dans le milieu restreint de la mode belge.

Il présentera sa 7e collection de prêt-à-porter, intitulée «Rendez-vous», durant la Lux Fashion Week.

Le confinement lui a permis d’avoir du recul sur son travail. « J’ai repensé tout ce que j’avais déjà fait avec une nouvelle vision », annonce le styliste.

 

Julie Alexandre: Le bien-être de la femme actuelle

Lux Fashion Week: Découvrez Bastien Sébillot, Julie Alexandre, Anne Deprez et Myriam Simon
Catwalkpictures – Étienne Tordoir
26 ans, Virton

Troisième participation pour Julie Alexandre. La jeune styliste gaumaise, diplômée depuis 2016, se réjouit que la Lux Fashion Week ait bien lieu, malgré la crise sanitaire.

«L’événement représente à chaque fois une belle publicité. J’espère d’ailleurs vendre quelques pièces à cette occasion», confie-t-elle.

Un défilé virtuel? «Il y a du pour et du contre, commente-t-elle. Je suis super contente que ce soit encore jouable, car je pensais que l’événement serait complètement annulé. Et puis, le virtuel, c’est dans l’air du temps, l’occasion de présenter un nouveau contenu, autre que les shootings et les défilés, même si c’est vrai qu’un défilé en vrai offre une occasion idéale pour les spectateurs de découvrir les différentes matières.»

La jeune styliste propose du prêt-à-porter féminin, des pièces confortables inspirées de la femme contemporaine, sportive, active et audacieuse.

Confortables et résistants

« Je prends beaucoup de soin à choisir les tissus pour qu’ils soient aussi confortables que résistants dans le temps, explique-t-elle. Au niveau de mon processus de création, le choix du tissu est le point de départ de mes croquis

L’an passé, la jeune femme s’envolait pour l’île de la Réunion, un voyage dont elle s’est inspirée pour concevoir la collection «Capsule 98».

«La plupart de mes inspirations viennent de l’architecture, de l’art. Et pour cette nouvelle collection on trouve une nouvelle inspiration, les paysages et l’atmosphère de la plaine des Sables de l’île de la Réunion», annonce-t-elle.

 

Anne Deprez: élégance et sensualité

Lux Fashion Week: Découvrez Bastien Sébillot, Julie Alexandre, Anne Deprez et Myriam Simon
Catwalkpictures – Étienne Tordoir
55 ans, Wellin

Anne Deprez est une habituée de la Lux Fashion Week. Lors de l’événement mode de la province, elle peut laisser libre cours à sa créativité et à son imagination. La styliste, qui avec sa marque digaméSi, crée des robes de mariée sur mesure, se fait donc plaisir pour proposer une série de pièces uniques.

«Ce ne sont pas des modèles que je vais reproduire, explique la Wellinoise. Je ne vais même pas les vendre. Ici, les pièces permettront de présenter mon travail à travers des shootings notamment.» Montrer du Beau, faire rêver avec son savoir-faire en somme.

Cette année, Anne Deprez compte bien jouer sur la transparence et la fluidité. «Durant le confinement, je n’ai pas passé beaucoup de commandes parce que pas mal de fournisseurs étaient fermés. J’ai donc créé les robes avec ce que j’avais en stock et sous la main.»

Au total, la styliste aura créé une quinzaine de robes mais en présentera six lors de la Lux Fashion Week. «C’est forcément plus compliqué car nous avons toujours envie de faire plus et de montrer plus.»

«Dans la sensualité, pas le sexy»

«Je ne suis pas quelqu’un qui suit la mode, poursuit Anne Deprez. J’évite d’ailleurs de regarder autour de moi. J’essaye toujours de travailler dans la féminité, l’élégance et la sensualité. Pas dans le sexy.»

«Penser une robe peut prendre des mois, avance Anne Deprez, tandis que la concevoir me prend une journée. Une fois que je l’ai en tête, ça peut aller très vite si l’on ne compte pas les petites finitions comme le perlage. Je m’oblige à créer et cela est une véritable passion lorsque l’on travaille sans contrainte.»

 

Myriam Simon: une sensibilité à toute épreuve

Lux Fashion Week: Découvrez Bastien Sébillot, Julie Alexandre, Anne Deprez et Myriam Simon
. Catwalkpictures – Étienne Tordoir
45 ans, Hamipré

Être sous le feu des projecteurs, elle le craint un peu, beaucoup. Là où Myriam Simon se sent le plus à l’aise, c’est dans son atelier de confection, sa bulle.

Dans les métiers de la mode, on peut l’écrire, elle a touché à tout ou presque. Formée à Londres, elle a travaillé 4 à 5 ans dans la jungle parisienne de la mode, enchaînant les intérims dans toutes sortes de boîtes et de maisons, à tous les stades de la production et de la commercialisation. Un parcours hyperformateur, qui l’a conduit à renouer avec la province de Luxembourg.

Installée à Hamipré (Neufchâteau), Myriam Simon a d’abord confectionné des robes de mariée, avant d’ouvrir une école de stylisme K-Chérie et depuis peu un atelier de confection Be Made In BE.

Des idées, celle qui se sent davantage modéliste que styliste en a plein la tête. Elle multiplie les projets et les envies.

Très sensible au développement durable, elle ambitionne de n’utiliser que des matières belges dans son atelier. Pas étonnant qu’elle ait récupéré des tissus dans ses tiroirs pour sa collection Boléros. «Je fais ma part de colibri», commente-t-elle. Ça tombe bien, c’était son totem.

Pause temporelle

Vendredi, vous pourrez découvrir son premier défilé à la Lux Fashion Week: une collection de boléros. Ce n’est pas ce qu’elle avait imaginé dans un premier temps, mais le Covid et le confinement sont venus tout chambouler. Dans cette espèce de «pause temporelle», elle s’est replongée dans le Boléro de Ravel et s’est laissée inspirer par la musique.