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Dix ans d’emprisonnement ferme pour un beau-père abuseur et violent à Hélécine

Dix ans d’emprisonnement ferme pour un beau-père abuseur et violent à Hélécine

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Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné mardi un habitant d’Hélécine, né en 1958, à dix ans de prison ferme suivis d’une mise à disposition du tribunal d’application des peines (TAP) durant dix ans.

L’intéressé est également privé de ses droits civils et politiques durant dix ans. Il était poursuivi pour des viols et attentats à la pudeur commis sur sa belle-fille durant dix-sept ans. Les abus ont commencé alors que la victime avait 11 ans, les viols alors qu’elle avait 13 ans, et elle a dû avorter à 14 ans après être tombée enceinte à la suite des abus du prévenu.

L’homme a continué à forcer sa belle-fille à entretenir des relations sexuelles avec lui alors qu’elle était devenue majeure. En mai 2020, lorsqu’elle a annoncé qu’elle avait rencontré un homme et qu’elle en était amoureuse, le prévenu s’est énervé et l’a frappée. C’est alors que les nombreuses années d’abus, commis dans un climat familial de violence et de manipulation, ont été révélées aux autorités. Le prévenu était également poursuivi pour avoir frappé le frère et la mère de la victime.

Les faits de viols établis

À l’audience, il avait prétendu n’avoir jamais obligé sa belle-fille à des actes sexuels, sous-entendant que c’était elle qui était demandeuse et donc consentante. L’avocate de la défense avait mis en avant les faibles capacités de son client pour expliquer qu’il avait pu, de son point de vue, estimer qu’il y avait un consentement de la part de la victime.

Le tribunal, dans le jugement rendu mardi, ne suit pas ce raisonnement. Il estime que les faits de viol sont établis pour l’ensemble de la période infractionnelle et souligne le climat de terreur et d’emprise que le prévenu faisait régner sur l’ensemble de sa famille. Les faits de violence sont également établis.

Pour fixer la hauteur de la peine, le tribunal a notamment pris en compte l’extrême gravité des faits, «l’absence totale de scrupules» du prévenu qui a abusé de sa belle-fille alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, et les conséquences pour cette victime qui a dû subir un avortement à 14 ans.