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La campagne se durcit aux États-Unis, où Trump veut vite remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg

La campagne se durcit aux États-Unis, où Trump veut vite remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg

La campagne s’est considérablement durcie depuis la mort de la magistrate et icône progressiste, vendredi, en raison des énormes enjeux pour l’avenir du pays. AFP

Le décès de Ruth Bader Ginsburg s’invite dans la campagne électorale américaine.

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu’il désignerait dès cette semaine un nouveau juge pour la Cour suprême des États-Unis afin de succéder à Ruth Bader Ginsburg.

«Je l’annoncerai vendredi ou samedi et le travail commencera. Mais espérons que cela ne demande pas trop de travail», a-t-il dit dans un entretien à la chaîne conservatrice Fox News.

Il a précisé vouloir attendre, avant de lancer le très politisé processus de succession, la fin des cérémonies funéraires pour la juge Ginsburg, icône féministe et progressiste, décédée vendredi à 87 ans des suites d’un cancer.

Donald Trump a par ailleurs estimé que le Sénat, à majorité républicaine, avait «largement le temps» de confirmer la nomination d’un nouveau juge avant l’élection présidentielle du 3 novembre.

«Le vote final (du Sénat) devra se tenir avant l’élection. Nous avons largement le temps», a-t-il dit sur Fox News.

Déjà un enjeux dans la campagne

La succession de «RBG» au sein du temple du droit américain sera dans les prochaines semaines l’un des enjeux majeurs de la campagne présidentielle.

Candidat à sa succession, Donald Trump a fait savoir au cours du weekend qu’il comptait nommer rapidement «une femme très talentueuse» pour la remplacer.

De son côté, e candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a demandé dimanche au Sénat de ne pas voter sur le poste vacant à la Cour suprême des États-Unis avant le scrutin.

Selon la Constitution américaine, le président nomme à vie les juges de la Cour suprême et le Sénat est chargé de confirmer son choix.

Le parti républicain dispose de 53 élus sur 100, mais deux sénatrices républicaines modérées ont déjà fait savoir qu’elles ne comptaient pas participer à un vote avant l’élection ce qui complique l’équation pour Donald Trump.