MONDE

Le Royaume-Uni doit «changer de cap», avertissent les autorités sanitaires

Le Royaume-Uni doit «changer de cap», avertissent les autorités sanitaires

L’annonce de nouvelles mesures par le Premier ministre Boris Johnson est attendue cette semaine, alors que son gouvernement est largement critiqué car la demande de tests submerge les capacités actuelles. Photo News

Les autorités sanitaires britanniques ont averti lundi que le pays devait «changer de cap» sans quoi l’épidémie de nouveau coronavirus «décollerait» dans une deuxième vague qui pourrait conduire à 200 morts par jour en novembre.

Pays le plus endeuillé en Europe avec plus de 41.000 morts, le Royaume-Uni voit actuellement les contaminations «doubler tous les sept jours», a déclaré le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance lors d’une allocution télévisée.

Si l’épidémie suivait cette courbe, «on arriverait à 50.000 cas par jour mi-octobre», contre environ 6.000 actuellement selon les estimations, et pourrait mener à «200 morts par jour ou plus mi-novembre», a-t-il poursuivi.

Au plus fort de la pandémie, le Royaume-Uni dénombrait près de 1.000 morts par jour dans ses bilans quotidiens.

«Si nous ne changeons pas de cap, le virus décollera. C’est la voie sur laquelle nous sommes», a expliqué le professeur Chris Whitty, médecin-chef pour l’Angleterre, lors de cette allocution où les deux grandes figures des autorités sanitaires britanniques, devenues familières du grand public, ont adopté un ton grave et pédagogue.

«Ce n’est pas le problème des autres», mais celui de «nous tous», a-t-il expliqué.

Le gouvernement multiplie les restrictions locales pour lutter contre la propagation du virus en essayant de ne recourir qu’en dernier ressort à un confinement national aux conséquences dévastatrices pour une économie déjà sévèrement affectée par le confinement de la première vague.

L’annonce de nouvelles mesures par le Premier ministre Boris Johnson est attendue cette semaine, alors que son gouvernement est largement critiqué car la demande de tests submerge les capacités actuelles.

En raison des avancées sur les traitements et l’espoir d’avoir un vaccin l’année prochaine, il s’agit d’un «problème pour six mois», a averti Chris Whitty.