BELGIQUE – BIÉLORUSSIE

Tensions en Biélorussie: la Belgique lance un processus d’enquête sur les droits de l’homme

Tensions en Biélorussie: la Belgique lance un processus d’enquête sur les droits de l’homme

La situation en Biélorussie inquiète plusieurs pays européens. AFP

La Belgique a décidé d’invoquer, avec 16 autres États de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un mécanisme permettant de mandater une mission d’experts en Biélorussie afin d’examiner les préoccupations en matière de respect des droits de l’homme.

«Cette initiative commune au sein de l’OSCE répond à la nécessité d’une enquête indépendante sur les violations des droits de l’homme et abus en Biélorussie, qui se fait de plus en plus pressante compte tenu de l’absence d’amélioration sur le terrain», a expliqué Philippe Goffin, le ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué.

Les 17 pays ont invoqué ce jeudi le dénommé «Mécanisme de Moscou». Dans les jours à venir, un expert sera formellement nommé par le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE (BIDDH). Il est possible que deux autres experts soient par la suite ajoutés à la mission, si les autorités biélorusses le souhaitent, précisent les Affaires étrangères.

Svetlana Tikhanovskaïa va rencontrer les chefs de la diplomatie de l’UE

L’opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa est attendue lundi à Bruxelles pour rencontrer les ministres des Affaires étrangères de l’UE, a annoncé ce jeudi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne.

«Le Haut représentant Josep Borrell organisera une réunion informelle avec Mme Svetlana Tikhanovskaïa et les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UE lundi matin à Bruxelles», a déclaré Peter Stano.

Svetlana Tikhanovskaïa devrait ensuite se rendre au Parlement européen.

L’Union européenne ne reconnaît pas Alexandre Loukachenko en tant que président du Bélarus et se prépare à imposer d’importantes sanctions aux responsables du régime dans ce pays. Elles seront discutées par les ministres des affaires étrangères puis soumises aux dirigeants européens lors de leur sommet les 24 et 25 septembre.

Après Varsovie, il s’agira de la deuxième sortie officielle de la candidate à la présidentielle qui s’est réfugiée en Lituanie après avoir contesté la victoire revendiquée par Alexandre Loukachenko.

L’opposante a annoncé préparer une liste de membres des forces de l’ordre du régime responsables de violences et d’arrestations arbitraires, en vue d’éventuelles poursuites à l’avenir.

«Une fois la mission mise en place, elle pourra commencer son enquête qui débouchera sur un rapport sur les faits qu’elle aura pu établir, avec de possibles recommandations à la Biélorussie, à l’OSCE et à la communauté internationale», précise le communiqué.

Les 17 pays demandeurs sont: la Belgique, le Canada, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Islande, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, le Royaume-Uni et les États-Unis.