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La Fed prévoit une récession moins brutale en 2020

La Fed prévoit une récession moins brutale en 2020

Le président de la réserve fédérale américaine, Jerome Powell AFP

La Banque centrale américaine, qui a laissé inchangés ses taux d’intérêt, a dévoilé mercredi des prévisions économiques mitigées, tablant sur une récession moins forte et un chômage moins élevé cette année mais un rebond moins marqué pour 2021 et 2022.

Pour 2020, la contraction du Produit intérieur brut américain devrait s’élever à 3,7% contre 6,5% estimé en juin, avant un rebond de 4% en 2021 contre 5% anticipé précédemment. Le chômage, qui était en février à son plus bas niveau en 50 ans à 3,5%, devrait s’élever de 7,6%, ce qui est mieux que les 9,3% estimés en juin lorsque l’économie se remettait progressivement en mouvement après la paralysie provoquée par la pandémie de Covid-19.

La puissante institution financière a laissé, sans surprise, inchangés ses taux d’intérêt.

Une nouvelle aide gouvernementale nécessaire

Une nouvelle aide aux ménages et entreprises américains est «probablement nécessaire» pour permettre à l’économie du pays de se relever de la crise provoquée par le Covid-19, a estimé le président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, mercredi lors d’une conférence de presse.

«Près de 11 millions de personnes sont toujours sans emploi à cause de la pandémie, et une bonne partie de ces gens travaillaient dans des secteurs qui sont à la peine. Ces personnes ont besoin d’un soutien supplémentaire», a souligné Jerome Powell, interrogé sur les discussions entre démocrates et républicains au Congrès américain depuis un mois et demi.

Le marché de l’emploi aux Etats-Unis s’est nettement amélioré après s’être effondré au printemps mais il y a encore «un long chemin» avant de retrouver le plein emploi, a-t-il encore estimé.

La Fed a révisé en baisse son estimation de taux de chômage pour cette année, à 7,6% contre 9,3%. C’est bien plus élevé que les 3,5% de février, quand le chômage était à son plus bas niveau en 50 ans. 3,5% «n’est pas un chiffre magique». «Personne ne peut dire si ce chiffre est la référence» du plein emploi, a insisté M. Powell.