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Négociations autour de nouveaux avantages extra-légaux chez Enodia (ex-Publifin)

Négociations autour de nouveaux avantages extra-légaux chez Enodia (ex-Publifin)

Le conseil d’administration d’Enodia, réuni en décembre dernier BELGA

Le CA d’Enodia a proposé mercredi à ses administrateurs de se pencher sur l’octroi d’avantages extra-légaux pour les cadres de la société et de ses filiales. La directrice générale a en effet présenté une série d’informations concernant les voitures de société, les avantages gsm et la politique de bonus.

Il était ainsi question de faire passer la flotte de véhicules de fonction de 17 à 23 véhicules mais aussi d’accorder une prime à la productivité allant entre 8 et 20% à certains dirigeants du groupe. Sont concernés par ces avantages, divers cadres et dirigeants d’Enodia mais aussi de ses filiales, à savoir VOO, Win et Elicio, entre autres.

Si au terme de la réunion, le CA a décidé de donner le mandat pour pouvoir négocier pour des voitures de société, aucune décision n’a été prise concernant l’octroi de cette prime aux résultats. Ces négociations ne valent pas accord mais marquent une tendance à vouloir aller dans cette direction.

Ecolo s’abstient, le PTB contre

La groupe Ecolo, qui a préféré s’abstenir sur la politique des avantages extra légaux menée par Enodia, s’explique: «Nous souhaitions connaître l’enveloppe globale de cette politique des avantages extra légaux dans l’ancien système et le nouveau système», indique Hajib El Hajjaji. «Pour nous, ce qui est important, c’est de pouvoir maîtriser les coûts, on ne pouvait pas prendre une position si on n’avait pas une vue globale sur l’ensemble des montants». Les Verts semblent toutefois satisfaits du chemin que prend Enodia puisqu’ils considèrent le système comme plus objectivable car il harmonise les avantages.

Seul le groupe PTB se positionne contre: «Tout est parfaitement légal», commente Damien Robert. «Mais quand on prend ce genre de décisions quand on connaît tout le passif de cette intercommunale, ça montre qu’on n’a pas compris le message de la population».