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Situation d’urgence sur l’île de Lesbos, débordée de réfugiés: l’ONU exhorte la Grèce à «accélérer»

Situation d’urgence sur l’île de Lesbos, débordée de réfugiés: l’ONU exhorte la Grèce à «accélérer»

La situation est catastropique sur l’île grecque. AFP

L’ONU a exhorté la Grèce mercredi à «accélérer» les procédures de demande d’asile à Lesbos pour que des milliers de migrants, en errance depuis l’incendie apparemment criminel de Moria il y a une semaine, puissent quitter l’île.

«L’idée n’est pas que ces personnes restent pour toujours sur l’île de Lesbos», a déclaré le responsable en Grèce du Haut commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR). «Le HCR pousse les autorités (grecques) à accélérer le processus (de demande d’asile) pour que les gens ne restent pas trop longtemps» ici, a ajouté Philippe Leclerc, devant l’entrée du camp d’urgence monté à la hâte après l’incendie.

Le ministre grec de la Protection civile Michalis Chrysochoidis a estimé que «la moitié» des exilés pourrait quitter Lesbos «d’ici Noël» et «les autres d’ici Pâques».

Totalement détruit

Le méga-camp de Moria, érigé il y a cinq ans au pic de la crise migratoire, a été entièrement détruit par un incendie dans la nuit du 8 au 9 septembre.

Il abritait alors plus de 12.000 exilés fuyant guerres et misère, qui se retrouvent depuis sans abri, à dormir sur le bitume brûlant, à errer dans le dénuement sur les routes de l’île.

Six personnes impliquées?

Six jeunes Afghans sont soupçonnés d’être impliqués dans le sinistre, dont quatre doivent être mis en examen mercredi à Lesbos, notamment pour incendie criminel, incitation à la violence et usage illégal de la force.

Les deux autres suspects, âgés de 17 ans, avaient, lors de leur arrestation, déjà été transférés sur le continent dans un groupe de 400 mineurs non accompagnés de Moria. Ils seront déférés au parquet à une date ultérieure, selon une source judiciaire.

Un nouveau camp?

Devant les tentes blanches du camp d’urgence, destiné à accueillir 8.000 personnes, le chef du HCR a «encouragé» les migrants de Moria à y «venir, parce que c’est là que les procédures vont continuer, que des solutions peuvent être trouvées et que les gens pourront quitter l’île».

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Mais interrogé sur les craintes que ce nouveau camp devienne un deuxième Moria surpeuplé, aux conditions insalubres et dangereuses, M. Leclerc a «espéré que les autorités ne vont pas tomber dans les mêmes erreurs du passé».