HANNUT

La famille de Roberto Bellarosa devant la justice

La famille de Roberto Bellarosa devant la justice

Les père, frère et sœur du chanteur ont comparu devant le tribunal correctionnel de Liège. EdA Hermann

La famille Bellarosa, gérants d’établissements Horeca sur Hannut notamment, est poursuivie pour avoir employé des gens au noir et travaillé en bénéficiant du chômage.

L’auditorat a requis des peines d’amende de 28 800€, 67 200€, mais aussi 112 000€ à l’encontre du frère, du père et de la sœur du chanteur Roberto Bellarosa, qui a remporté l’émission The Voice Belgique il y a quelques années et a représenté la Belgique à l’Eurovision de la chanson. Ils doivent répondre d’avoir tenu plusieurs établissements Horeca dans la région de Hannut. Le papa devrait également relayer une somme de 68 729€ pour avoir perçu des allocations de chômage cumulées avec un travail. L’auditorat a également requis une amende de 336 000€ à l’encontre de la société.

Cette famille a notamment tenu l’établissement l’Anton. Le père qui habitait au-dessus du café est soupçonné d’avoir été le gérant alors qu’il émargeait en même temps au chômage. Les enfants de l’homme étaient inscrits comme étant les gérants, mais selon l’auditorat, c’est lui qui était à la manœuvre. Pour preuve, selon l’auditorat, c’est lui qui négociait avec les fournisseurs, c’est aussi lui qui était présenté notamment par son fils comme étant le gérant et c’est aussi lui qui se présentait comme le gestionnaire dans les médias.

Une transaction de 12 000€

Dans une annonce au Forem pour trouver des employés, c’était le numéro de GSM du papa qui était renseigné. Il aurait également choisi les personnes qui étaient employées par les sociétés. Les employés auraient également été repris comme étant des indépendants et ayant des parts minimes dans la société alors que selon l’auditorat, il n’en était rien. Ces personnes étaient de faux indépendants.

L’auditorat a souligné que les employeurs avaient payé les lois sociales de ces personnes, mais aussi le fait qu’ils avaient tous revendu leurs parts en même temps à la fille. L’auditorat avait proposé aux intéressés de payer une transaction de 12 000€ pour éteindre les poursuites et éviter un passage devant le tribunal correctionnel. Les prévenus avaient donné leur accord pour payer cette transaction, mais ils n’y ont jamais donné suite.

«J’ai paniqué»

Au départ, c’est le père qui a créé la société et en détenait la plus grande partie. Le fils devait également répondre de s’être opposé à un contrôle. «J’ai paniqué», a déclaré le prévenu. «Je m’excuse d’avoir aussi été envahissant dans les affaires de mes enfants», a déclaré le père de famille. La défense de la SPRL a demandé l’acquittement en estimant qu’elle avait été utilisée comme outil. Les avocats des prévenus ont estimé que les faits n’étaient pas établis. Ils ont plaidé l’acquittement, le dépassement du délai raisonnable, la suspension du prononcé ou le sursis le plus large.

Le jugement devrait être prononcé par le tribunal au début du mois d’octobre prochain.