BELGIQUE

Les populations de pollinisateurs et leur diversité diminuent en Belgique

Les populations de pollinisateurs et leur diversité diminuent en Belgique

Image d’illustration Guy Pracros — stock.adobe.com

Selon une récente étude, 32,8% des abeilles sont menacées en Belgique, pointe lundi le premier rapport sur l’état de la biodiversité dans le pays, fruit d’une collaboration inédite entre le WWF, Natagora, Natuurpunt, la Plateforme Belgian Biodiversity, l’Institut royal des Sciences naturelles et plus d’une vingtaine d’universitaires, d’institutions publiques et d’organismes de conservation.

Si l’on compte également les espèces vulnérables et éteintes, c’est plus de la moitié des abeilles sauvages (53%) qui sont menacées ou éteintes.

Les bourdons sont particulièrement vulnérables, avec près de 60% des espèces qui sont (presque) menacées tandis que 20% ont disparu de Belgique.

Le pays abrite 358 sortes de syrphides. Des experts estiment qu’en 2005, un quart (25,2%) des espèces étudiées ont décliné, tandis que d’autres études indiquent que leur diversité aurait augmenté depuis les années 1990. Par ailleurs, les populations de pollinisateurs sauvages comme comme les abeilles solitaires, bourdons, papillons, syrphes et coléoptères sont de plus en plus homogènes tant en Flandre qu’en Wallonie, avec des espèces spécialisées qui régressent alors que celles des espèces généralistes augmentent.

Il faut également noter que les abeilles mellifères subissent les attaques du frelon asiatique, espèce de guêpe exotique, sans être capables de leur résister. «En quelques heures, le frelon asiatique peut détruire un tiers de la population de la ruche.» Cet envahisseur n’hésite pas non plus à s’attaquer aux abeilles sauvages et autres insectes, ce qui fait de lui un réel danger pour la biodiversité.

«La clé pour contrer le déclin des pollinisateurs sauvages réside dans le maintien d’une grande variété d’habitats riches en ressources florales», pointe le rapport publié lundi. Les prairies, les vergers, les forêts notamment comptent une grande diversité de bourdons. Les forêts ainsi que les fragments boisés dotés d’une riche strate herbacée et de bois mort en suffisance constituent aussi des habitats et sites de butinage pour les pollinisateurs sauvages.

Enfin, les bandes fleuries installées les mois d’été représentent également un habitat de choix.