HUY

La task force locale «Sortie du nucléaire» réclame des financements pour les experts

La task force locale «Sortie du nucléaire» réclame des financements pour les experts

La centrale nucléaire de Tihange EdA

La task force locale en charge de se pencher sur les modalités de fermeture de la centrale nucléaire à Huy va présenter un dossier au gouvernement wallon sur l’état de ses travaux et solliciter une aide destinée à financer le travail d’experts au sein de la cellule, a fait savoir la Ville de Huy dimanche.

Cette task force avait été mise sur pied en janvier 2019 pour anticiper l’impact local de la fermeture de la centrale nucléaire. Celle-ci devrait se dérouler par phases avec la mise à l’arrêt du réacteur de Tihange 2 en 2023, puis de Tihange 1 et 3 en 2025.

Depuis sa création, le groupe de travail a tenu quatre réunions avec ses différents membres. Le Collège communal hutois, soutenu par les chefs de groupe de l’opposition, a par ailleurs sollicité les expertises d’organismes de développement économique ou spécialisés dans ces matières: Engie, Meuse-Condroz-Hesbaye, SPI, GRE (Groupement de Redéploiement économique) de Liège, CITW (Centre d’ingénierie touristique de Wallonie), SEGEFA (Service d’Étude en Géographie Économique Fondamentale et Appliquée), l’Université de Liège, le Forem et le Forum nucléaire. Des dizaines de réunions avec différents opérateurs ont également eu lieu.

L’objectif de cette task force est d’aborder le tournant de la fin du nucléaire dans les meilleures conditions. «Que l’on soit pour ou contre le nucléaire, il est indéniable que cette industrie occupe une place prépondérante dans le paysage socio-économique de la ville, de son bassin, de la province de Liège et peut-être même de la Wallonie», indique la Ville de Huy.

Les autorités ont sollicité différentes études en vue d’objectiver cette situation, de poser un diagnostic sur l’importance de l’activité nucléaire tant en termes d’emplois que d’activités économiques ainsi que de retombées financières pour les pouvoirs locaux et l’Etat.

Sur base de ces études, différents groupes de travail ont été constitués en vue de rechercher des pistes visant à générer de l’activité dans le bassin hutois et à gérer au mieux la transition nucléaire. Un contact a d’ailleurs été pris avec la ministre régionale de l’Emploi Christie Morreale en vue d’envisager la création d’une filière consacrée au démantèlement et aux métiers de l’énergie, visant ainsi à employer prioritairement de la main-d’œuvre locale.

La sortie du nucléaire constitue «un véritable challenge qui va s’étaler sur plusieurs années», rappelle le bourgmestre de Huy, Christophe Collignon.