CYCLISME

Tour de France: le géant du Jura va-t-il faire des dégâts ce dimanche? L’avis de notre envoyé spécial

Tour de France: le géant du Jura va-t-il faire des dégâts ce dimanche? L’avis de notre envoyé spécial

Primoz Roglic pourrait-il porter un coup fatal à ses concurrents ce dimanche dans le Grand Colombier? BELGA

La 15e étape du Tour de France longue de 174,5 km par de Lyon pour rejoindre le Grand Colombier. Roglic va-t-il en profiter pour accroître son avance? Benjamin Sinot préface la journée.

La 15e étape emmène les coureurs vers le géant du Jura, à savoir le Grand Colombier. Peut-on dire qu’il s’agit d’une journée clé dans cette Grande Boucle?

Comme ce fut le cas la semaine dernière entre Pau et Laruns, avant la première journée de repos, on s’attend à la bagarre entre les prétendants à la victoire. Cette 15e étape entre Lyon et le Grand Colombier est extrêmement exigeante avec l’enchaînement de la montée de la Selle de Fromentel (11,1 km à 8,1%), du col de la Biche (6,9 km à 8,9%) et donc, le Grand Colombier, aussi appelé «pyramide du Bugey» (17,4 km à 7,1%). On peut se demander si Primoz Roglic n’aura pas l’envie de faire un pas supplémentaire vers un premier sacre avant cette deuxième journée de repos. Le Slovène connaît parfaitement l’ascension finale puisqu’il s’y est imposé au Tour de l’Ain.

On ne serait toutefois pas étonné de voir Pogacar passer à l’offensive, non?

Comme il l’a déjà déclaré à plusieurs reprises depuis le début du Tour ‘Si j’ai les jambes, j’attaque’. Tadej Pogacar incarne à merveille cette nouvelle génération qui prône une approche offensive et ne se contente que de la première place. On peut donc imaginer que le jeune Slovène va à nouveau dynamiter la course dans le Grand Colombier et espérer une bonne opération pour le général. Il est actuellement deuxième à 44 secondes de son compatriote.

Cette étape dominicale risque d’amener pas mal de monde le long du parcours. Avant une nouvelle journée de repos qui sera marquée par des tests.

Quand on pense repos, on pense test Covid, donc oui, ce soir, il y aura un climat de tension au terme de l’étape. La France compte de plus en plus de zones rouges. Forcément, l’inquiétude s’installe dans le peloton, bien que les coureurs semblent respecter leur bulle équipe. On ose imaginer, ou espérer c’est selon, que la deuxième semaine n’aura pas fait davantage de dégâts que la première.