Un des rôles d’une VMC est de purifier l’air intérieur qui contrairement aux idées reçues est souvent aussi pollué et même parfois plus pollué que l’air extérieur. Or, selon plusieurs études, nous passons plus de 80% de notre vie à l’intérieur que ce soit au sein de notre domicile ou sur notre lieu de travail.

Les sources de pollutions intérieures sont multiples et quelques précautions permettent de limiter leur impact sur la santé. La combustion du tabac libère 3800 substances dans l’air, rien de plus simple, les fumeurs doivent fumer à l’extérieur. Il s’agit juste d’une simple décision à prendre, d’autres substances nocives ne proviennent pas d’un geste volontaire : le formaldéhyde, le benzène ou encore les particules fines. Le formaldéhyde est utilisé comme liant et conservateur dans nombre de produits industriels tels que les meubles en bois mélaminés. On le retrouve également dans une moindre quantité dans les produits de nettoyage. Le formaldéhyde est cancérigène, irrite les yeux et la gorge. Quant au benzène, il est produit par la combustion d’énergies fossiles (trafic routier), on le retrouve également dans certaines bougies. Il peut notamment causer des leucémies. D’autres facteurs contribuent à polluer l’air intérieur comme par exemple les solvants organiques, le radon, le monoxyde de carbone, les moisissures, les champignons (humidité), les poils d’animaux, les acariens ainsi que les particules fines (surtout présentes dans les lieux où la circulation automobile est importante). La première règle pour éliminer la pollution intérieure est d’ouvrir les fenêtres au moins deux fois par jour, surtout en hiver quand on a tendance à se calfeutrer à l’intérieur. Une quinzaine de minutes au matin, une quinzaine de minutes le soir avant d’aller se coucher. Pour une chambre de bébé, il est conseillé de ne pas l’occuper avant trois mois pour éliminer au maximum les solvants contenus dans les peintures et aussi d’utiliser des produits de nettoyage naturels pour l’entretien du ménage.

La clim même en hiver

Généralement la climatisation est utilisée en été lors des grosses chaleurs pour garder une température agréable dans une maison ou un appartement. L’utilisation d’un climatiseur est probablement moins courante en hiver. La climatisation réversible, grâce à une pompe à chaleur air-air, offre la possibilité de refroidir l’air en été. La pompe à chaleur se compose de deux modules : un extérieur et un intérieur. Le module extérieur va rechercher les calories présentes dans l’air, tandis que le modulé intérieur avec l’aide d’un système de ventilation va répartir la chaleur dans l’habitation. Lorsque plusieurs jours de gel intense se succèdent, ce qui est de plus en plus rare, l’apport d’une source de chaleur supplémentaire ne sera pas inutile. Certains fabricants ont cependant développé des modèles qui fonctionnent jusqu’à – 25 °C. Une pompe à chaleur réversible s’avère être particulièrement avantageuse dans le cadre d’une rénovation, car elle ne nécessite pas la mise en place d’un réseau hydraulique. La logique peut aussi s’inverser en utilisant la pompe à chaleur air-air en appoint d’un système de chauffage existant en hiver tout en conservant sa fonction rafraîchissante en été. L’utilisation d’une climatisation réversible se montre en outre peu gourmande en énergie et ne rejette aucune particule nocive dans l’atmosphère et ce d’autant plus si elle est combinée à de l’électricité verte. Un petit bémol cependant, son coût est de 10% supérieur à celui d’un climatiseur traditionnel.

Purifier l’air avec des plantes

Il n’y a pas que la technologie ou la simple ouverture des fenêtres qui contribue à maintenir une bonne qualité de l’air au sein d’une habitation. Plusieurs plantes ont la faculté d’absorber des substances nocives pour l’homme. L’idée de dépolluer l’air à l’aide de plante nous vient de la Nasa qui cherchait un moyen de purifier l’air de ses navettes spatiales. Le chlorophytum, le dracaena marginé et le pothos sont quelques-unes des plantes qui possèdent des vertus dépolluantes. A titre d’exemple, le chlorophytum absorbe le toluène et le monoxyde de carbone par ses feuilles et ses racines. C’est également le cas du lierre et du spathiphyllum. Jusqu’à présent les chercheurs n’ont pas encore quantifié avec exactitude le nombre de plantes nécessaires pour dépolluer une pièce, cinq plantes semblent être nécessaires en cas de pollution importante dans la pièce principale, une plante dans chaque autre pièce est également préconisée. Plantes et/ou systèmes mécaniques ne dispensent cependant pas d’ignorer les bons gestes.

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