BRUXELLES

PHOTOS | Manifestation contre l’accord UE-Mercosur pour préserver l’Amazonie

Une centaine de personnes ont manifesté vendredi entre 12h00 et 14h00 rue de la Loi à Bruxelles, au coeur des institutions européennes, pour s’opposer à la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur afin de protéger la forêt amazonienne.

Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre d’un week-end d’actions menées à travers le monde pour protéger le «poumon vert de la planète» par des mouvements de défense de l’environnement.

À Bruxelles, il a réuni des manifestants de Rise for Climate, Extinction Rebellion ou encore de Terra Brasil, qui ont détourné les paroles d’une chanson du groupe australien Midnight Oil afin de scander: «How can we dance when the trees are burning? (Comment se fait-il qu’on danse alors que les arbres brûlent?).

Des tambours ont rythmé la mobilisation. Quelques pancartes portaient des messages du type: «Plus d’argent pour Amazon ou plutôt sauver l’Amazonie? «. Le drapeau brésilien a également été revisité pour cibler l’impact de la politique du président Jair Bolsonaro sur la forêt amazonienne et sur la planète.

Adélaïde Charlier, porte-parole du mouvement Youth for climate, explique l’inquiétude des manifestants face à la destruction de l’Amazonie causée par les incendies et l’agriculture intensive: «Des gens vivent dans cette forêt. Ils défendent ce patrimoine naturel qui nous permet de respirer sur la planète. Cet accord permettrait d’augmenter la déforestation de ce patrimoine naturel pour de l’agriculture […] Nous demandons à l’Union européenne de repenser profondément cet accord avec le Mercosur, car il met en péril la forêt amazonienne et l’accord de Paris. Le président brésilien voit la forêt amazonienne comme un énorme portefeuille économique et pas comme un patrimoine naturel qui garantit la survie sur terre».

Marie Arena, député européenne socialiste, a défendu qu’il fallait dissuader le Parlement européen de soutenir cet accord. «Il faut convaincre les députés européens de chaque parti politique qu’en signant cet accord, ils ne respectent pas les engagements qu’ils ont pris dans d’autres domaines.

Le deuxième objectif est de «mettre Macron et Merkel devant leurs responsabilités» selon Mme Arena. «Macron dit à ses agriculteurs: ‘Je vous défends. Je vais faire la bataille contre cet accord.’ Mais, depuis, rien ne s’est fait. Merkel dit: ‘C’est important cet accord, mais nous allons le modifier pour lutter contre la déforestation’. Je pense que ces deux interlocuteurs, qui sont les moteurs européens, doivent se mettre autour de la table et dire clairement les choses».