Le plancher chauffant est connu pour le confort qu’il octroie à ses utilisateurs. Le principe est finalement très simple, les tubes de chauffage, sont posé sur un isolant posé directement sur une dalle en béton. Les tuyaux sont ensuite recouverts par une chape qui diffuse une chaleur douce et homogène dans la pièce. Un principe de fonctionnement plus récent, développé par la société suédoise LK Systems, permet d’améliorer l’apport de chaleur en privilégiant le contact entre les tuyaux de chauffage et la finition du sol.

Le principal avantage est une réponse plus rapide quand un apport de chaleur supplémentaire est nécessaire. Quand le thermostat est actionné, il ne faut que quelques minutes pour que les occupants ressentent l’apport de chaleur.  « Le chauffage au sol a beaucoup évolué ces dernières années et particulièrement dans les pays scandinaves. Le coefficient d’isolation des maisons est également à la hausse, les maisons modernes sont nettement mieux isolées que les anciennes. En général, un chauffage au sol est posé sous la chape ou dans la chape, mais il y a bien d’autres techniques. Il faut savoir qu’une chape de 6 à 10 cm a une certaine inertie, qu’elle se charge en chaleur et qu’elle restituera cette chaleur pendant 3 à 4 heures. Ce n’est plus adapté aux maison actuelles, c’est pourquoi nous proposons un autre système que l’on appelle le chauffage sol fraisé.  La chape est fraisée et les tuyaux sont insérés dans la chape. Le principal avantage de ce système est sa réponse rapide, la température monte quasi instantanément. Avec pour conséquence, une économie d’énergie, je peux donc chauffer comme je veux, quand je veux. La finition, carrelage ou parquet, est donc immédiatement en contact avec le chauffage au sol. Un système identique, plutôt utilisé en rénovation, consiste à fraiser le chauffage au sol dans des plaques de gypse. » explique Michael Gilis de la société Plancher Chauffant.

Quelle finition de sol choisir ?

Une multitude de matériaux sont compatibles avec un chauffage au sol, la nature du matériau a cependant une influence sur le temps de mise en chauffe. « Plusieurs finitions de sol sont possible pour le chauffage au sol. Le carrelage en est une, mais il a des impératifs techniques. Il faut absolument prévoir des joints de dilatation, sinon, sous l’effet de la chaleur, il éclatera et ce sera une vraie catastrophe. Utiliser des colles adaptées est une autre exigence. Pour le parquet, trois types sont à distinguer : le massif, le semi-massif et le bambou. Le parquet massif, je ne le conseille pas, surtout dans des maisons équipées d’une VMC. La ventilation a pour effet d’apporter de l’air sec, surtout en hiver quand il fait froid, et d’assécher le bois qui est un matériau vivant. Le parquet massif ne doit pas être plus épais que 21 mm et large de 18 cm, il faut absolument utiliser une colle polyuréthane flexible. Le parquet semi-massif ne pose aucun problème majeur en finition car sa résistance thermique est plus faible, il diffuse donc mieux la chaleur. Il en va de même pour le PVC. La finition de sol « parquet » la plus performante est le bambou qui est une plante herbacée. Je dirais presque qu’il est conducteur de chaleur. La différence du bambou avec les autres finitions de sol est qu’il diffuse la chaleur très rapidement. » affirme Michael Gilis de la société Plancher Chauffant.

Toutes les sources de chaleur

De nos jours, tout le monde cherche une solution adéquate pour générer une production de chaleur la moins onéreuse possible tout en tenant compte de l’impact écologique. « Beaucoup de personnes croient qu’un chauffage au sol fonctionne mieux ou est plus adapté quand il est combiné à une pompe à chaleur. Je m’insurge contre cette idée préconçue, car elle n’est pas vraie » relève Michael Gilis de la société Plancher Chauffant. Comme pour un système de chauffage traditionnel, le maître d’ouvrage a donc le choix entre toutes les sources de production de chaleur existantes : chaudière à mazout, chaudière au gaz, chaudière à pellets, géothermie, solaire, pompe à chaleur, … Le choix s’effectuera en tenant compte des critères propres à chacun : nature de la maison à chauffer, coefficient d’isolation, volume des pièces sans oublier le budget disponible. Un spécialiste est requis pour vous proposer la meilleure source de production de chaleur adaptée à votre environnement.

Habitat : articles proposés par la régie