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La dernière course de René Muytjens

La dernière course de René Muytjens

René Muytjens laissera un grand vide dans le milieu du jogging ÉdA

René Muytjens, une figure du milieu de la course à pied nous a quittés. Un grand passionné s’en est allé.

Son visage était familier dans le milieu de la course à pied. Que ce soit au challenge du Brabant wallon ou ailleurs, l’Ottintois René Muytjens était présent, avec un sacré niveau même si, au fil des années, les soucis de santé lui ont fait revoir ses objectifs.

Mais il n’a jamais baissé les bras, et lorsque la course est devenue trop pénible, c’est la marche qui a pris le dessus. Il était comme ça, René. Depuis l’annonce de son décès, à 75 ans, les marques de sympathie pleuvent. À l’image d’Hugues Brams: «Les anciens du Challenge du BW se souviennent certainement de lui. Notre ami René Muytjens a rejoint le paradis des coureurs à pied ce mardi au terme d’une longue course contre la maladie. J’espère qu’il pourra encore enfiler de nombreuses fois ses chaussures de course là où il est maintenant.»

C’est comme voisin et comme coureur sur le challenge du Bw et d autres courses en Belgique qu’Hugues a connu René. «La course était une grande partie de sa vie et nous en parlions souvent lorsqu’on se croisait dans le quartier. Je me souviens qu’il avait été très ému de recevoir une photo de lui que j’avais prise en 2009 sur le challenge de Bierges. René, c’était un passionné. Jusqu’au bout de sa longue maladie, il a continué à sortir, marcher et rencontrer les gens. Il était positif mais réaliste par rapport à son état. Nous avons été étonnés qu’il se soit battu si longtemps et avec autant d’énergie. C’était son caractère. Aujourd’hui, je suis triste mais aussi serein de savoir qu’il a rejoint le paradis des coureurs à pied.»

Autre personnalité du jogging, Marcel Denis, organisateur du challenge du BW mais aussi Ottintois et ami de René, déclarait: «Voilà plus de 35 ans, nous étions, ensemble au CS Dyle dans la section jogging puis, on était encore de la partie lors de la création du club de l’Antilob. C’était aussi un assidu du Challenge. Il a été plusieurs fois sur le podium.»

Des anecdotes, Marcel en a plusieurs à raconter. «Il a un jour été hospitalisé pour un examen médical. À un moment, il a vu tout le monde s’affoler autour de lui. Les machines détectaient qu’il allait faire un arrêt cardiaque. Ce qu’il a fait! Mais les médecins ont de suite réagit et il s’en est sorti. Il a continué à courir. Puis, il a un jour chuté d’une échelle, subissant l’ablation d’un rein. Trois mois après, il courrait. Je lui ai fait remarquer que ce n’était pas très bon. Sa réponse? On ne m’a pas dit que je ne pouvais plus courir.»

René a, par la suite, contracté un cancer. «Mais il a continué la course à son aise, malgré la maladie qui l’a rongé. Et le jour où il n’a plus su courir car c’était trop douloureux, il a continué en marchant. Il est donc parti à 75 ans. Mon âge… Je retiens de René, un batailleur hors pair.»