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Coup d’État au Mali: les réactions, unanimes, condamnent la «mutinerie»

Coup d’État au Mali: les réactions, unanimes, condamnent la «mutinerie»

L’armée a renversé le pouvoir. AFP

Le ministre belge des Affaires étrangères et de la Défense, Philippe Goffin, s’est dit mercredi «vivement préoccupé» par les développements en cours au Mali, où des militaires ont renversé mardi le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et promis mercredi une transition politique et des élections générales.

Le ministre Goffin «condamne fermement la mutinerie menée par des militaires et l’arrestation arbitraire du président Ibrahim Boubacar Kéita et d’autres officiels, dont le Premier Ministre, tout en prenant bonne note de la démission du président et du gouvernement», a indiqué le service public fédéral (SPF) Affaires étrangères dans un communiqué.

«Face aux développements au Mali, j’appelle à ce que l’ordre constitutionnel et les institutions démocratiques soient immédiatement restaurés. Un tel coup de force ne peut constituer une réponse à la crise politique que connaît le pays. J’exhorte les Maliens au dialogue pacifique pour résoudre la crise actuelle. Je m’inquiète profondément des conséquences de la crise actuelle pour la stabilité du Mali et pour celle du Sahel», a ajouté le chef de la diplomatie belge.

Engagement

Philippe Goffin a assuré soutenir pleinement les efforts de la Cédeao (la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) pour résoudre la crise et appuie ses déclarations du 18 août. La Belgique continuera de suivre de près l’évolution de la situation et fera part de ses préoccupations lors de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité, convoquée ce mercredi.

«La Belgique assure au peuple malien qu’elle restera engagée à ses côtés face aux crises multiples qui affectent son existence. La Belgique est fortement engagée pour la sécurité du Mali et dans la région du Sahel, notamment grâce à sa participation au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et de la Mission européenne d’entraînement (EUTM Mali), a conclu le ministre.

Union européenne: une «extrême préoccupation»

L’Union européenne (UE) a appelé mercredi à la libération «immédiate» des prisonniers et au «retour de l’État de droit» au Mali, au lendemain du coup d’État qui a renversé le régime du président Ibrahim Boubacar Keita.

«La stabilité de la région et du Mali, la lutte contre le terrorisme doivent demeurer des priorités absolues», a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel, soulignant «l’extrême préoccupation» des 27 après les développements des dernières heures, à l’issue d’un sommet extraordinaire des 27 où le sujet est venu s’ajouter aux discussions.

Charles Michel a souligné que «la coopération étroite avec la Cédéao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) et avec les différentes institutions africaines impliquées pour tenter de dégager une solution qui soit directement liée aux aspirations du peuple malien» devait être poursuivie.

États-Unis: «rétablir un gouvernement constitutionnel»

Le chef de la diplomatie américaine a «fermement condamné» mercredi la prise du pouvoir par l’armée au Mali et a réclamé que «la liberté et la sécurité des responsables gouvernementaux» soient assurées.

«Les États-Unis condamnent fermement la mutinerie du 18 août au Mali comme nous condamnerions toute prise du pouvoir par la force», a déclaré Mike Pompeo dans un communiqué, sans parler de coup d’État. Il a appelé à «œuvrer au rétablissement d’un gouvernement constitutionnel».

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