BÉCLERS

PHOTOS & VIDÉOS | L’orage a laissé des traces dans le village de Béclers

Dans la soirée de jeudi à vendredi, des orages localisés ont éclaté en Wallonie picarde. Dans le Tournaisis, les caprices de la météo se sont surtout exprimés au-dessus du village de Béclers: avaloirs bouchés, caves inondées, routes sous eau, coulées de boue…

Ce vendredi matin, le village de Béclers (Tournai) se réveille groggy après avoir dû faire face à de violents orages localisés dans la soirée. Si pendant la nuit, et dès le matin, les ouvriers communaux et les habitants ont sorti les outils et le matériel pour effacer les stigmates laissés par les trombes d’eau, les traces de boue sur les routes et les quelques tuyaux de pompage sortant des habitations laissent imaginer les voiries sous eau, les coulées de boue, les caves et habitations inondées.

Le parking transformé en champ labouré

Au Petit Chemin, les riverains sont désabusés. Pour la troisième fois en trois ans, ils ont vu les eaux affluer de toutes parts dans leur rue, laissant sur leur passage une importante quantité de boue. Au bout de la rue, un riverain ne peut que déplorer le tapis de boue qui a transformé son parking en graviers en champ labouré. «Tout s’est passé en une dizaine de minutes, explique-t-il. Heureusement, dès que nous avons vu qu’il commençait à pleuvoir, nous avons placé des sacs devant les portes pour éviter que l’eau et la boue pénètrent dans l’habitation. Il y a eu environ un centimètre dans l’habitation, et on a pu limiter les dégâts.» Le Béclersien déplore la gestion des flux d’eau. «Nous récupérons les eaux du village ainsi que des champs qui nous entourent, précise-t-il. Le rieu de l’autre côté de la rue n’est pas assez curé pour pouvoir recueillir toutes les eaux. Et la buse de l’égout n’est pas non plus assez grande et adaptée à la configuration du quartier au sein duquel de nouvelles habitations ont vu le jour ces dernières années.»

 

70 litres d’eau en une heure

 

De l’autre côté de la voie ferrée traversant le village, au Grand Chemin, les traces du passage de l’orage restent aussi visibles. «Grâce à un pluviomètre, j’ai pu mesurer que 70 litres d’eau sont tombés en une heure, relève l’un des riverains. Ce n’est pas une inondation aussi importante que nous avions connue en 2016, mais l’eau est montée d’une dizaine de centimètres dans la rue. Elle a atteint la première marche de mon escalier. Dès qu’il a commencé à pleuvoir de manière plus importante, je suis sorti et avec des voisins, nous avons ouvert toutes les plaques des égouts et les avons débouchés. L’eau n’a pas pénétré dans ma cave, mais par contre, mon voisin a vu son garage inondé.»

 

 

Une voiture laissée dans le garage sous eau

 

Un peu plus loin dans la rue, au carrefour avec la rue des Combattants d’Havinnes, un jeune couple doit aussi faire face à un garage inondé. La quantité d’eau pompée et rejetée, ce matin, dans l’égout est impressionnante. «Il y a eu près d’un mètre d’eau dans notre garage situé en contrebas de la route, explique la jeune femme. Tout a été tellement vite que nous n’avons pas eu le temps de sortir la voiture qui s’y trouvait… Dans ce garage, il y a aussi la chaudière, un congélateur et plein d’autres choses. Comme nous avions déjà été inondés il y a trois ans, nous avions mis une plaque devant l’entrée du garage, mais l’eau est passée par les côtés! Notre rue s’est transformée en un véritable torrent…»