ÉCONOMIE

L’enseigne Maxi Toys sauvée, un tiers d’emplois supprimé

L’enseigne Maxi Toys sauvée, un tiers d’emplois supprimé

Maxi Toys est sauvé, deux tiers des magasins seront conservés. Photo News

Le tribunal de l’entreprise de Mons a validé mardi l’offre de reprise de Maxi Toys faite par l’actionnariat de King Jouet. Si deux tiers des actifs sont repris et 826 emplois sont sauvés en Belgique et en France, 40 magasins passent à la trappe, plus 26 ex-Bart Smit.

Le 18 mai dernier, Maxi Toys, qui compte près de 200 magasins majoritairement en Belgique et en France, avait demandé d’être placée en procédure de réorganisation judiciaire par le tribunal de l’entreprise de Mons. L’entreprise avait été fragilisée par plusieurs changements d’actionnaires successifs qui l’avaient empêchée de transformer son modèle face à la concurrence du e-commerce. Et à cela s’est ajoutée la crise sanitaire liée au coronavirus.

Le 24 juillet dernier, l’actionnaire principal de King Jouet a, au travers d’une nouvelle entité dénommée «New MT», a déposé une offre portant sur une reprise de 2/3 des actifs de Maxy Toys. Concrètement, «New MT» reprendrait 95 magasins sur 129 en France, 20 sur 26 en Belgique, et deux magasins «City», les anciens Bart Smit.

La centrale belge de Maxi Toys et l’entrepôt de Houdeng-Goegnies sont assurés de la continuité de leur activité, mais moins de travailleurs y seront employés (voir ci-dessous). L’enseigne Maxi Toys est conservée ainsi que l’équipe de direction actuelle et sera exploitée de façon autonome, souligne encore King Jouet. L’offre permettrait le maintien de 826 emplois sur un peu plus de 1200.

Le groupe King Jouet regroupe plus de 1000 salariés.

Appel à trouver un second repreneur

Si les syndicats font part de leur soulagement après l’annonce de la reprise partielle de l’enseigne Maxi Toys, ce sentiment est assorti d’un bémol: la non-reprise de six magasins en Belgique, de 31 de leurs travailleurs (sur 169) et de 32 (sur 125) chez Logitoys à Houdeng.

Le souhait syndical est de tenter de trouver un second repreneur. «La PRJ continue jusqu’au 18 novembre pour les six magasins non repris par la nouvelle structure», a indiqué Sabrina Gervasi (FGTB).

«L’idéal serait donc de trouver un repreneur pour cette partie, ce qui permettrait d’éviter des pertes d’emplois. Nous allons donc nous battre dans ce sens. Pour l’heure, les travailleurs non repris par la nouvelle structure n’ont toujours pas reçu leur préavis. Nous souhaitons donc revoir la direction pour discuter des conditions de départ. En cas de non-reprise des six magasins concernés, la faillite devrait, à terme, être déclarée et on devrait pouvoir avoir recours au fonds de fermeture.»

Au total, six magasins Maxi Toys, 26 magasins City (anciens Bart Smit) et quelque 171 emplois ne sont pas concernés par l’offre de reprise de l’actionnaire familial historique de King Jouet (New MT), validée mardi par le tribunal de l’entreprise de Mons. 108 de ces emplois sont ceux perdus dans la non reprise de 26 magasins City (ex-Bart Smit) sur 28.

«Les deux magasins repris dans ce contexte sont ceux de City II à Bruxelles et de Nivelles. Les 26 autres sont essentiellement implantés en Flandre, sauf deux, à Namur et à Charleroi. La PRJ, qui court jusqu’au 18 novembre 2020, concerne donc encore les six magasins Maxi Toys et les 26 ‘City’ qui ne sont pas repris par New M.T. L’objectif est de trouver un candidat repreneur, 171 emplois en Belgique étant concernés.»