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3 jeunes devant le juge d’instruction pour l’incident violent à Blankenberge

3 jeunes devant le juge d’instruction pour l’incident violent à Blankenberge

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Trois jeunes bruxellois seront traduits devant le juge d’instruction pour suspicion de coups et blessures volontaires et de rébellion armée, a rapporté dimanche la section de Bruges du parquet de Flandre occidentale. Samedi, les trois hommes ont participé à une importante bagarre sur la plage de Blankenberge.

Le juge d’instruction de Bruges se prononcera lundi sur l’éventuelle détention des suspects. S’ils sont placés sous mandat d’arrêt, ils devront comparaître devant la chambre du conseil de Bruges vendredi.

Les suspects ont été interrogés dimanche après-midi sur leur part de responsabilité lors des faits.

«Ils sont soupçonnés d’avoir attaqué la police et les secours de manière très agressive, en groupe et armés de toutes sortes de matériel comme des bouteilles, des parasols et des chaises longues», indique la procureure, Fien Maddens.

Le parquet a donc décidé faire comparaître le trio sur la base de soupçons de rébellion armée et de coups et blessures volontaires entraînant une incapacité de travail.

L’incident a commencé samedi en fin d’après-midi, à l’ouest de la station balnéaire. Selon la bourgmestre Daphné Dumery (N-VA), des dizaines de fauteurs de troubles ont été impliqués. Les images montrent clairement comment les jeunes se sont retournés contre la police. Un policier a même été attaqué avec un parasol.

La police locale de Blankenberge/Zuienkerke a dû faire appel à plusieurs autres zones de police pour calmer les esprits. Au final, 17 personnes impliquées ont été arrêtées administrativement et les trois jeunes hommes de Bruxelles ont été légalement privés de leur liberté.

«Il ne s’agit pas d’un problème de mobilité», selon le ministre Bellot

Les images de la bagarre survenue samedi sur la plage de Blankenberge ne relèvent pas d’un problème de mobilité, souligne dimanche le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot. «Il ne faut pas se tromper de débat», ajoute-t-il. Des discussions sont en cours avec les autorités politiques et les acteurs de la mobilité afin de gérer la situation.

Le ministre rappelle que le service de trains relève du plan de transport approuvé par le conseil des ministres et que la suppression de voyages va à l’encontre des avis du groupe d’experts Corona ainsi que des scientifiques, qui ont plaidé pour une offre maximale afin de favoriser la distanciation sociale.

«Ni la SNCB ni le ministre de tutelle ne peuvent supprimer des trains à leur guise de façon ponctuelle sans raisons valables», ajoute François Bellot.

Plusieurs bourgmestres de Flandre occidentale ont annoncé «unilatéralement» leur volonté de refuser les trains vers certaines destinations de la Côte mais l’organisation sur le réseau ne permet pas de modifier le service dans des délais si courts, poursuit le ministre.

«De plus, la suppression de ces trains aurait un impact sur l’ensemble du réseau et pas uniquement sur la Côte», précise-t-il encore. «Même en supprimant des trains, ceux qui souhaitent se rendre aujourd’hui à Blankenberge ou plus généralement à la Côte pourront toujours le faire grâce aux bus, trams et trains en provenance de gares de stations balnéaires voisines ou grâce à la voiture.»

Le ministre de la Mobilité ajoute que des discussions sont en cours avec les autorités politiques et les acteurs de la mobilité afin de pouvoir gérer cette situation «de la façon la plus constructive et la plus efficace possible».