CORONAVIRUS

Tests et stress psychologique: le centre de crise fait le point sur la situation

Tests et stress psychologique: le centre de crise fait le point sur la situation

Illustration YouTube – SantéBelgique

Le Centre de crise fait le point sur l’évolution de la pandémie de coronavirus en Belgique à l’occasion de l’une de ses trois conférences de presse hebdomadaires. Il en a profité pour préciser les modalités de tests ainsi que l’attention particulière à porter à notre santé psychologique.

 

 

Au cours de la période du 28 juillet au 3 août, il y a eu en moyenne 555 cas par jour. Ce chiffre repart à la hausse après une légère baisse la veille où 531 cas en moyenne étaient signalés, contre 535 mercredi, ou encore 517 mardi.

En l’espace d’une semaine, le nombre moyend d‘infections a donc augmenté de 46%.

Le centre de crise observe cependant des croissances différentes selon les régions, même si le virus continue de circuler sur tout le territoire. Dans la province d’Anvers, après une croissance extrêmement forte ces dernières semaines, la hausse est aujourd’hui ramenée à 10%, contrairement à Bruxelles où l’augmentation se chiffre par exemple à 150%. Des baisses de moyennes hebdomadaires sont aussi observée en Flandre Occidentale et dans le Limbourg, résultat des mesures fortes prises ces dernières semaines.

Deuxième vague?

Le centre de crise observe que la situation n’est pas aussi dramatique que la première vague du mois de mars. «On observe une situation beaucoup plus stable dans les hôpitaux et dans les maisons de repos, explique Frédérique Jacobs. En revanche, une plus grande proportion de cas confirmés sur le nombre de personnes testées confirme une augmentation bien réelle du nombre de cas.»

Par ailleurs, le virus est aussi dangereux qu’au mois de mars, ce qui pourrait nous amener à revivre la même situation. Les différentes mesures en application sont donc bien nécessaires.

Tests

Si la Belgique possède aujourd’hui une très grande capacité de testing, les porte-paroles interfédéraux indiquent que tester la population à grande échelle n’est pas toujours facile. Le centre de crise prévoit d’ailleurs déjà d’augmenter la capacité de tests entre 50 000 et 100 000 tests par jour durant cet hiver, lorsque d’autres virus classiques feront leur apparition dans la population avec les températures plus fraîches.

D’ici là, les experts ont établi certaines règles pour définir les catégories de personnes qui peuvent se faire tester, en fonction du nombre de cas positifs observé.

 

Stade 1

Moins de 15 cas positifs par 100 000 habitants: Les tests peuvent alors être faits sur les voyageurs et les population à risque mais asymptomatiques.

Stade 2

Entre 15 et 50 cas positifs par 100 000 habitants: Les voyageurs revenant de zone orange ne seront plus testés

Stade 3

Entre 50 et 100 cas positifs par 100 000 habitants: Les voyageurs revenant de zones rouges ne seront pas testés, mais l’obligation de quarantaine sera appliquée. Le personnel des centres de soins résidentiels pourront être testés une fois par mois. Les dépistages préventifs au sein des entreprises ou des écoles n’est pas recommandé à ce stade.

 

Frédérique Jacobs a également rappelé qu’il était possible de réaliser un test négatif dans les tous premiers jours de la maladie et d’être donc contagieux. Le test ne remplace donc pas la quarantaine, de la même manière qu’il ne protège et ne guérit pas du coronavirus.

Santé psychologique

Antoine Iseux a également insisté sur l’importance de notre santé psychologique qui peut être ébranlée en cette période anxiogène. Après une période confinement très lourde, il est difficile d’envisager à nouveau une restriction drastique des contacts sociaux, ce qui peut générer des émotions fortes: stress, frustration, peur, colère, abattement...

Antoine Iseux conseille alors de reconnaître et d’exprimer son mal-être s’il est présent, auprès des proches mais aussi auprès des organismes et spécialistes disponibles.

Si les contacts sociaux sont à éviter, le porte-parole interfédéral encourage à échanger directement avec les membres de sa bulle proche, ou a utiliser les nouveaux moyens de communication pour entretenir ses relations sociales avec les autres et ainsi éviter de s’isoler.

Enfin, il est conseillé de prendre du temps pour se détendre et se relaxer.

Malgré ses conseils, le centre de crise rappelle une nouvelle fois l’importance des règles de base pour limiter au maximum la propagation du virus entre les différentes bulles, même ce week-end, et ce dans toutes les régions du pays.