CORONAVIRUS

L’horeca flamand redoute les mesures sanitaires de la province d’Anvers: «Nous allons les sentir»

L’horeca flamand redoute les mesures sanitaires de la province d’Anvers: «Nous allons les sentir»

Illustration BELGA

Un couvre-feu sera d’application sur tout le territoire provincial. Entre 23h00 et 06h00, les résidents devront rester à domicile à moins qu’un déplacement d’urgence soit nécessaire vers le travail ou l’hôpital.

Les règles plus strictes décidées lundi soir par la cellule de crise provinciale pour Anvers inquiètent le secteur horeca flamand sur le plan économique. «Nous allons les sentir», prédit le porte-parole de la fédération Horeca Vlaanderen Kaatje Lucas.

 

 

«Une fermeture totale aurait été pire, donc nous sommes satisfaits du résultat de la réunion de crise, et que la communication soit claire», explique Kaatje Lucas. «Mais ces mesures vont être dures pour l’horeca.» L’heure de fermeture avancée représentera une perte importante pour les cafés, les heures tardives étant souvent favorables au chiffre d’affaires.

Les exploitants horeca sont mitigés, selon Horeca Vlaanderen. «D’un côté c’est comme une claque au visage, de l’autre on souhaite que tout le monde soit en bonne santé.»

Horeca Vlaanderen reconnaît toutefois la distribution rapide des primes lors du premier confinement. «Nous souhaitons remercier le gouvernement flamand.» Aujourd’hui, d’autres primes de soutien seraient nécessaires, aux niveaux local ou flamand, et sur base de la taille de l’établissement, selon les représentants du secteur.

«Un petit café ne représente pas la même chose qu’une grande boîte de nuit», estime M. Lucas. «Nous comprenons aussi qu’on ne peut pas donner des primes à l’infini; il faut regarder ce qui est possible de faire, proportionnellement. Nos établissements étaient à peine en phase de relance et sont à nouveau touchés de plein fouet. Nous devons nous occuper collectivement de la santé de tous, mais aussi de l’économie.»