VERVIERS

Un Welkenraedtois risque 4 ans de prison «grooming»

Un Welkenraedtois risque 4 ans de prison «grooming»

La défense réclame l’acquittement du prévenu… doidam10 – stock.adobe.com

Quatre ans requis à l’encontre d’un sexagénaire poursuivi pour «grooming» sur Facebook et Messenger.

Le parquet de Verviers a requis, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel, une peine de quatre ans de prison à l’encontre d’un sexagénaire welkenraedtois poursuivi pour «grooming», à savoir le fait d’inciter un mineur, au travers de discussions virtuelles, à accepter un rendez-vous afin d’assouvir des pulsions sexuelles.

Il voulait caresses avec une fillette de 11 ans… rencontrée à une fête familiale

En juillet 2019, le prévenu avait entamé une conversation sur le système de messagerie de Facebook, Messenger, avec une fille âgée de 11 ans, rencontrée lors d’une fête familiale. Lors de ces échanges, le sexagénaire avait sollicité une rencontre physique afin de pouvoir prodiguer des caresses mutuelles. Il avait insisté auprès de l’adolescente afin qu’elle reste discrète par rapport à cette demande.

Le père de la victime avait rapidement intercepté cette conversation et avait porté plainte à la police. Le Welkenraedtois, détenu depuis la mi-mai, a expliqué à l’audience son comportement par une envie de faire peur à la gamine, qui avait été insultante à son propos lors de ladite fête familiale.

Le rapport d’expertise parle cependant d’un pervers narcissique, de tendances paraphiliques et d’un risque élevé de récidive. À cette personnalité interpellante s’ajoutent une condamnation en 1985 pour viol sur une mineure âgée de 15 ans ainsi qu’une plainte d’une de ses filles pour des faits de viol, qui avait été classée sans suite en raison de la prescription des faits.

Après les faits, la victime avait tenté de se suicider.

Le parquet estime que les intentions du prévenu étaient claires

Le parquet, au regard du dossier, a requis une peine de quatre ans de prison à l’encontre du sexagénaire pour «leurre sur mineur», qualification finalement retenue parce que la rencontre physique n’a pu avoir lieu. Il a estimé que les intentions du prévenu étaient claires et que le caractère secret des échanges était affirmé. Il a souligné également la personnalité extrêmement inquiétante du prévenu ainsi que son absence de remise en question, le prévenu minimisant les faits.

La défense a sollicité l’acquittement, la victime ayant refusé à trois reprises les demandes de rendez-vous de son client.

Le tribunal rendra son jugement le 29 juillet.


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