100 % des métiers vont changer

Cefora

Olivier Lambert, le directeur général de Cefora, livre sa vision du marché de l’emploi d’après Covid-19, et de la place de la formation.

Les priorités post-confinement

Les entreprises consultées dans le cadre d’une étude de Cefora voici quelques semaines ont mis en avant trois priorités : redémarrer leur activité, s’adapter au monde redessiné par le coronavirus, et gérer l’impact financier de la baisse d’activité.

Olivier Lambert : « On est entré dans le monde du mètre cinquante. Tant qu’il n’y aura pas de vaccin, toutes les activités de l’entreprise, toute son organisation interne, sa production, ses services, devront tenir compte de cette nouvelle distance sociale à garantir. »

A ces défis, la formation offre une partie de la solution. « Les vendeurs devront apprendre à vendre à 1,50 m. Les responsables d’équipe à accompagner à distance leurs collaborateurs en télétravail. Les employés à tirer le meilleur parti des outils digitaux. A gérer l’absence de contact avec les collègues et le travail à domicile… »

« 100 % des métiers vont changer, et les formations contribueront à s’y adapter, à gagner en efficacité personnelle et professionnelle. »

La compétence la plus importante

S’il y a une chose que la crise actuelle souligne, c’est que la compétence la plus importante aujourd’hui, c’est la capacité d’adaptation : « On le dit depuis longtemps, la moitié des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore. Par conséquent, on ne peut pas s’y former. Cela n’a pas de sens aujourd’hui de parler des hard skills pour des métiers dont on ignore tout. »

« En revanche, on sait qu’on peut développer la capacité de s’adapter, en développant une culture d’apprentissage. Comment ? En donnant accès à une possibilité de formation permanente. En favorisant le travail en coopération, car on apprend des autres. En favorisant le partage d’information. »

« C’est le rôle des départements RH et des équipes de formation de multiplier ainsi les sources de formation. Mais si c’est une responsabilité collective – de l’entreprise – c’est aussi une responsabilité individuelle. Il revient à chacun de saisir ces occasions, de développer sa capacité à s’adapter en permanence, en se formant en permanence. Se former, c’est s’adapter. »

Le défi des acteurs de la formation

Les organismes de promotion de la formation et de l’emploi comme Cefora ont donc clairement un rôle à jouer, en lien avec les autres acteurs du monde du travail et de l’éducation. « Nous avons commencé à repenser notre activité, en matière de formation des employés, des chercheurs d’emploi et d’outplacement, pour les adapter à la nouvelle réalité de l’après-pandémie. »

Cefora travaille notamment à une réforme de son catalogue, pour proposer dès septembre des formations adaptées, tant sur le plan des thématiques que de la forme : « L’ADN de Cefora, ce sont les formations collaboratives. Si nous voulons limiter le présentiel, il faudra faire mieux qu’une formation en vidéo. »

Olivier a conscience du défi délicat qui l’attend. « Nous devons gérer deux temporalités différentes. D’un côté, cette réflexion demande du temps, de la concertation avec les autres acteurs du secteur. De l’autre, nous sommes conscients de l’urgence de répondre aux besoins en formation, pour aider les entreprises, les travailleurs et les chercheurs d’emploi à s’adapter… »

Découvrez les formations sur www.cefora.be et adaptez-vous au nouveau marché du travail.

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