SANTÉ

Coronavirus: le Conseil Supérieur de la Santé jette les bases d’une stratégie de vaccination

Coronavirus: le Conseil Supérieur de la Santé jette les bases d’une stratégie de vaccination

ÉdA Mathieu Golinvaux

Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS), en collaboration avec plusieurs partenaires belges compétents en matière de vaccination, s’est penché sur les groupes cibles qui pourraient accéder en priorité au vaccin contre le Covid-19 et sur le nombre de doses nécessaires, indique-t-il dans un communiqué.

Une information qui survient alors que des vaccins sont entrés en développement clinique ce 9 juillet.

Le Conseil Supérieur de la Santé recommande de donner la priorité pour la vaccination contre le SARS-CoV-2 aux travailleurs du secteur des soins de santé, aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux patients âgés de 45 à 65 ans présentant des comorbidités (obésité, diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, pulmonaires, rénales et hépatiques chroniques, malignités hématologiques et cancers) qui risquent de développer une forme grave de Covid-19.

Mais cette recommandation pourrait être modifiée en fonction des nouvelles données et informations sur l’immunogénicité du ou des types de vaccins qui seront disponibles, précise le CSS. «Par exemple, on suivra de plus près les données concernant les femmes enceintes, les autres patients immunodéprimés ainsi que l’impact de l’origine socio-économique et ethnique», ajoute-t-il.

Après concertation avec l’Institut de santé publique Sciensano et le Centre fédéral d’expertise des soins de santé KCE, le CSS a estimé qu’environ 4 millions de personnes font partie des groupes à risque et des groupes prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19 en Belgique.

Il rappelle que l’obligation vaccinale n’est pas de son ressort et suppose qu’au moins 20 à 30% des personnes faisant partie des groupes prioritaires et à risque refuseront cette nouvelle vaccination. «Il est plus que jamais important de fournir des informations scientifiques actualisées, indépendantes et de manière transparente, afin de laisser les professionnels de santé et les patients faire un choix éclairé», a déclaré le Conseil Supérieur de la Santé.