BELGIQUE

Cinq opérateurs autorisés à utiliser provisoirement la 5G en Belgique

Cinq opérateurs autorisés à utiliser provisoirement la 5G en Belgique

«Les opérateurs doivent continuer à se conformer aux règles des autorités régionales en vigueur pour le placement des antennes et aux normes de rayonnement existantes.» Mr.Stock - stock.adobe.com

Ces cinq opérateurs sont…

Le régulateur des télécommunications (IBPT) a octroyé à cinq opérateurs (Cegeka, Entropia, Orange, Proximus et Telenet) des droits d’utilisation provisoires de la 5G, annonce l’Institut mercredi dans un communiqué.

Ces droits permettent à ces opérateurs de rendre possible en Belgique les premiers développements de la 5G dans la bande de fréquences radioélectrique 3.600-3.800 MHz.

L’IBPT est chargé de répartir en Belgique les fréquences entre les différents acteurs dans le cadre du déploiement européen de la technologie 5G.

Compte tenu de l’absence d’un gouvernement de plein exercice, l’IBPT a tout de même opté pour l’octroi de droits d’utilisation provisoires afin de respecter le calendrier imposé par l’Europe. Avec une telle formule, «les opérateurs pourront se préparer en testant les applications 5G dans la perspective de la mise aux enchères finale» qui pourra intervenir par le biais d’un nouvel arrêté royal relatif à l’ensemble de la bande de fréquences 3.400-3.800 MHz.

«La croissance continue du trafic de données mobiles (multiplié par 10 en cinq ans) et son accélération encore plus forte attendue dans un avenir proche en raison du développement de nouvelles applications de l’internet des objets (IoT) contraignent l’IBPT à prévoir des bandes de fréquences suffisantes pour les applications mobiles», explique le régulateur.

La procédure d’octroi de droits d’utilisation provisoires a suscité de nombreuses réactions. L’Institut belge des télécommunications précise avoir reçu «plusieurs milliers de contributions» dans le cadre de sa consultation publique concernant l’octroi de tels droits à ces cinq opérateurs, organisée du 24 mars au 24 avril derniers.

Bon nombre d’entre elles «portaient sur des préoccupations relatives aux risques éventuels liés à l’exposition aux champs électromagnétiques générés par les antennes 5G. Si la protection de la santé publique ne relève pas de la compétence de l’IBPT, les opérateurs mobiles sont toutefois tenus de respecter les normes de rayonnement fixées par les Régions, et ce, quelle que soit la technologie qu’ils utilisent. Il revient en effet aux Régions «de prendre des mesures en vue de prévenir et de limiter les risques liés aux rayonnements non ionisants, en ce compris la limitation de l’exposition de l’homme au risque de ces rayonnements qui se répandent dans l’environnement».

Proximus considère cet octroi par l’IBPT «comme un pas en avant dans le développement digital de la Belgique». «Cela nous permettra de développer des usages 5G spécifiques qui répondent à la demande de nos clients industriels pour la mise en place de réseaux mobiles privés.» L’opérateur appelle toutefois à trouver rapidement une solution définitive dans ce dossier. «Nous espérons que l’attribution des licences 5G complètes pourra être organisée à brève échéance. Nous considérons que c’est la seule façon de disposer du spectre en quantité suffisante pour libérer toutes les capacités de la 5G et dans une perspective à long terme dont les opérateurs ont besoin pour investir dans les réseaux mobiles et les services.»