BELGIQUE

Déception pour les foires, salons et congrès après le CNS: «C’est la catastrophe, c’est effarant»

Déception pour les foires, salons et congrès après le CNS: «C’est la catastrophe, c’est effarant»

Les salons n’ont toujours aucune visibilité quant à la reprise. ÉdA

Le Conseil national de sécurité (CNS) s’est réuni une nouvelle fois ce mercredi et a annoncé une nouvelle réunion la semaine prochaine pour décider d’enclencher ou non la phase 5 du déconfinement.

Une déception pour la fédération professionnelle des foires, salons et congrès, Febelux, qui espérait obtenir enfin une date pour la reprise des activités du secteur.

«Invraisemblable», réagit sur le vif, auprès de Belga, Émile de Cartier, président de Febelux. «On ne comprend pas pourquoi on nous nie depuis le début. […] Cela fait des mois qu’on nous tire d’une semaine à l’autre, c’est complètement dingue», poursuit-il.

L’incompréhension règne chez le président de la fédération, qui relève que les protocoles prévus par le secteur sont «plus sûrs que les centres commerciaux qui, eux, sont ouverts».

Il pointe également l’autorisation donnée à la Foire du Midi à Bruxelles alors que les foires professionnelles, dont la participation se fait sur invitation, restent interdites.

«La catastrophe»

Febelux représente le secteur des foires, salons et congrès, comme «une foire spécialisée à Anvers sur le diamant avec 150 personnes. Et ça, on ne peut pas le faire», déplore M. de Cartier, précisant que 7.000 événements de ce type se déroulent chaque année en Belgique.

Le CNS n’a pas (encore) décidé de reporter l’enclenchement de la phase 5 mais l’absence de décision mercredi signifie déjà un désastre pour Febelux.

«C’est la catastrophe, ça va être un bain de sang social. Fin 2020 était déjà compromis mais le report menace maintenant début 2021 aussi», s’alarme M. de Cartier. De nombreux événements risquent d’être annulés en l’absence de perspectives. «C’est effarant, nous n’avons plus aucune solution», se désole le président.

«On se verra demain (jeudi) au tribunal», conclut-il. Le secteur des foires a en effet introduit une action en référé contre le gouvernement afin de pouvoir reprendre le travail dès le 1er août. L’affaire sera plaidée jeudi.