BRUXELLES

Des «servantes écarlates» protestent contre l’affrontement politique sur l’avortement

Drapées dans le costume rouge et blanc des «servantes écarlates», en référence à la série télévisée du même nom, ces manifestantes dénoncent à Bruxelles «l’instrumentalisation» de la dépénalisation de l’avortement aux dépens des femmes.BELGA

La proposition de loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est au centre d’une joute politique depuis plusieurs semaines.

Une vingtaine de femmes ont manifesté leur colère, mercredi matin à Bruxelles, contre l’affrontement politique sur la dépénalisation de l’avortement, qui fait son retour mercredi à la Chambre.

Drapées dans le costume rouge et blanc des «servantes écarlates», en référence à la série télévisée du même nom, elles ont dénoncé «l’instrumentalisation» de la dépénalisation de l’avortement aux dépens des femmes.

La proposition de loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est au centre d’une joute politique depuis plusieurs semaines. Alors qu’elle est soutenue par les socialistes, les Verts, une partie des libéraux, le PTB et DéFI, le CD&V et la N-VA en ont fait une affaire de gouvernement.

Le président des nationalistes flamands, Bart De Wever, a affirmé au cours du week-end dernier qu’il faisait de cette question un point de rupture dans le contexte de la formation d’un gouvernement fédéral. Le CD&V avait déjà annoncé il y a deux semaines une intention similaire.

«Nous demandons que cette loi ne serve pas de monnaie d’échange dans les négociations gouvernementales, au détriment des femmes», a commenté l’une des manifestantes, rassemblées à l’entrée du Palais d’Egmont où se réunit le Conseil national de Sécurité.

«Il s’agit d’une minorité qui fait pression sur le reste du parlement. Cela fait trente ans que nous attendons la dépénalisation de l’avortement», a-t-elle ajouté.